Partager l'article ! L'EUROPE DES COMBINARDS.: Salves, La France, puis l’Irlande n’ayant pas satisfait aux exigences de leurs élites aux questions référendai ...
La France, puis l’Irlande n’ayant pas satisfait aux exigences de leurs élites aux questions référendaires portant sur un élargissement de l’Europe, se voient sanctionner. Nous, en étant museler par le traité de Lisbonne, sous les bons soins de Nikos 1er qui, d’un coup de baguette magique transforma les nonistes en ouistes. Les Irlandais, de manière davantage dictocratique, conviés à reformuler leurs opinions. Ouf, célèbrent nos bons samaritains, « ils » ont dit oui !
Plaudites, cives !
Je ne cesse de le clamer depuis des années, nous sommes installés dans la démocrature. S’il est vrai que nous restons, par manque de connaissances, complices et coupables de nos errements citoyens, n’oublions pas que depuis deux siècles jamais le peuple ne fut autorisé à se gouverner, ni à obtenir le pouvoir. Nous sommes bien dans un régime oscillant entre démocratie et dictature, à savoir la démocrature. A l’évidence, le vote et la conscience citoyenne des uns (en l’occurrence la majorité) demeurent ignorés, piétinés, bafoués au nom de l’intérêt de nos DIRECTEURS et de leurs amis monopolistes. Jouant également sur la tristement célèbre versatilité des brebis galeuses, gageons qu’ils sablent la victoire à coups de Dom Pérignon à 500€ la boutanche, dans un priapisme extraordinaire, sidérant la tentation de la gente féminine les entourant.
Reconnaissons, Absalon, le talent consommé de nos dirigeants. Car c'est quoi la démocratie ? Le pouvoir du peuple, pour le peuple, et par le peuple. Ça, c'est la théorie. Dans la pratique, l'offre de politique est réduite, complètement entre les mains des appareils qui choisissent eux-mêmes leurs leaders. Le peuple n'influe que très peu, voire pas du tout sur le choix de ses représentants : ceci est beaucoup plus l'affaire des appareils que celle du troupeau grégaire. Nous savons bien que les gouvernants sortent tous du même moule ! En France, c'est l'X et l'ENA, pour l'essentiel : passer d'un camp à un autre ne représente pas forcément une césure de la vie politique. Voir le dernier en date, celui qui recommanda aux uns de sortir « son » instrument le jour de la musique.
Ensuite, et Sarkozy en est une éclatante illustration, les candidats à un poste, fût-il national ou local, se font élire sur un programme. Et tout le monde sait ce qu'il en advient une fois le candidat devenu premier magistrat de la ville ou du pays : la réalisation peut n'avoir qu'un lointain, voire aucun, rapport entre le programme électoral et la politique effectivement menée. On ne compte plus les (grands) écarts entre le programme de « rupture » et ce que fait effectivement Sarkoléon ! La rupture, le point de croissance qu'on devait même aller chercher avec les dents, la baisse des impôts, la lutte contre la délinquance au sein des quartiers que l'on devait « karchériser », de la fumisterie de campagne électorale. Il n'y a plus que la vieille garde à la sauce Lefebvre et Hortefeux pour soutenir aveuglément Sarko. Démocratique l'élection présidentielle de 2007 ? On « nous » a demandé de « nous » prononcer sur un programme qui n'a pas encore eu le début d'un commencement d'exécution, plus de 2 ans après l'élection ! Dire que Sarko a été élu « démocratiquement » est un leurre, une tromperie, un dénigrement ! Quid du point de croissance, de la disparition des SDF - hormis leurs trépas programmés - de la sécurité dans les banlieues ! Nous aurions au moins un semblant de démocratie par respect de la parole donnée !
La plupart des lois sont rédigées par des hauts fonctionnaires énarques des ministères, incompréhensibles pour le profane et il n'est pas dit que ces dernières soient bien comprises par nos représentants, lesquels, faut- il le rappeler, ne sont nullement contraints par un mandat impératif. Là est le nœud de la supercherie. Ils sont autrement plus contraints par ... la discipline de vote que leur imposent leurs partis ! Quant au référendum, c'est poser une équation au peuple pour qu'il réponde à ... une autre !
Enfin, n’oublions pas que l’intérêt personnel des dirigeants est la faiblesse, la misère et l’incapacité du peuple à se soustraire au joug et au servage. L’ultralibéralisme écrase l’ouvrier, crée des clivages, maintient les inégalités d’une société de classe. L’ouvrier toujours désargenté, constamment mis en affront devant le luxe et, maintenant, le strict nécessaire. Que dire, Absalon, de ces abus de toute nature, de ces orgies d’appétits et d’ambitions, des vices de l’agiotage ? Qu’espérer du passage de la doctrine bourgeoise au libéralisme sans loi, cette palinodie, cette preuve intangible de l’opportunisme foncier ? Comment le populo peut-il endurer les attributs méphitiques des coulisses du pouvoir, du décorum pestilentiel et des agissements humiliantes de la sphère politico-financière, et prétendre à sa liberté ? Grâce à la religion, la télé, le people, le foot… pardon de la répéter, mais j’ai retrouvé enfin la phrase de Synésius, philosophe grec, VIIes. Av. J.-C. « La vérité doit être cachée, il ne faut donner aux foules qu’un enseignement proportionné à leur intelligence bornée ». Limpide de vérité.
Il en demeure pas moins vrai que rien ne change. Ier siècle ap. J.C., Rome comprenait 2 millions d’esclaves pour 6/7 millions de citoyens libres.
Et le pire reste à venir, j’en suis intimement convaincu. Nous sommes aux portes d'une société de travailleurs sans travail, c'est à dire privés de leurs sources existentielles, de leur liberté, de leur utilité. Terminée la chair à usine, chère à mon maître Zola. En outre, je l’ai déjà évoqué, notre système économique tend vers une sinisation des salaires.
B.
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