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  • : La formule politico usu insolente implique une vision idiosyncratique détestable de l'espèce humaine. A travers les différents thèmes abordés lors des relations écrites que je popose, je souhaite un échange d'idées et d'analyses sur les fais de société.
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 10:32

Salves,

Des chiffres du chômage exponentiel, des vies brisées, des parcours professionnels fracassés sur l’autel de la rentabilité et des plus values, et, conséquemment, des fractures affectives, relationnelles et existentielles restent le lot de millions de nos congénères, ces variables d’ajustement dont la valeur équivaut à celle d’un simple kleenex.

Selon une étude de l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact), rendu public mercredi, 41 % des salariés français se déclarent stressés, et même 13 % très stressés, selon cette étude réalisée pour la 6e "Semaine pour la qualité de vie au travail" et présentée mercredi par Jean-Baptiste Obéniche, directeur général de l'Anact. Parmi les "exigences personnelles", le sentiment de ne pas être rémunéré à sa juste valeur est le premier motif invoqué (43 %), devant le manque de reconnaissance (25 %) et l'inquiétude de ne pouvoir faire face aux exigences (21 %). Le manque de soutien de la hiérarchie (33 %) et les conflits dans le travail (30 %) sont les principales causes citées par ceux qui évoquent le relationnel - cette verticalité de la dialectique - comme cause de stress, tandis que ceux qui évoquent "les changements dans le travail" dénoncent un manque de moyens (37 %), l'obligation de s'adapter en permanence (31 %) et les changements de rythme (23 %). Eloquent !

Parallèlement, le club de football de Madrid, et pour ne prendre que cet exemple, vient de s’offrir les services d’un bipède, aussi talentueux soit-il, pour la modique somme de 93 millions d’€. Cette normalité admise, nous pouvons aisément comprendre l’ampleur de la déconsidération du salariat. Il est vrai que se sont majoritairement ces gens de peu qui remplissent les stades, vociférant, s’avinant, hurlant, le torse luisant de matières adipeuses ; cela reste un autre débat. Aussi, que vaut la personnalité d’une secrétaire rivée sur son ordi des heures durant à satisfaire les exigences économiques de la société qui l’emploie. Que dire de l’infirmière, de la sage-femme, de l’ensemble des personnels de santé, de toute cette société de travailleurs aspirant à vivre dans la dignité et la reconnaissance ! Ces différences ne sont que de curieuses diffractions au travers d’un prisme normatif établi depuis la nuit des temps. Le peuple souverain au sein d’une démocratie. De quelle démocratie parlons-nous ? Prétendre à normés quelques faveurs comptables (dans ce cas abyssales) sous-tend trouver conforme l’appauvrissement et la précarité des miséreux. Laisser végéter le bas peuple dans le salaire d’airain, ne peut procéder à l’élargissement démocratique, ni à son idéal, ni à son respect. Voir le taux d’abstention record pour les Européennes, vous savez, celles qui devaient garantir la paix sociale, l’enrichissement des classes salariales par l’ouverture des marchés. Revendiquer une position sociale éloignée de toute insécurité (cela ne devrait-il pas échoir à chacun d’entre-nous ?) augure, avec un étrange rayonnement, une certaine concussion empyreumatique politico-sociale. Combien applaudissent à tout rompre à l’obtention de ces scandales salariaux, de ces différences intergalactiques ? Et oui, hélas ! Sauf que lorsque ces derniers (pas nécessairement le vôtre, amis lecteurs !!!) sont plus de 20 à 1000 fois ceux d’une plèbe déconfite, abrutie par le trepalium, figée dans les impératifs à pourvoir à ses besoins primaires et conditionnée savamment par nos élites politico-financières, cela ne relève-t-il pas de l’immoral, de la forfaiture, de l’insulte, tout simplement ?

 

B.

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 17:21

Salves

Brice Hortefeux, né le 11 mai 1958 à Neuilly-sur-Seine), est ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, - ouf - depuis le 15 janvier 2009. Fils de banquier et très pote avec Sarko 1er, ce triste sire vient de proposer que la retraite s’établisse à partir de 67 ans. N’ayant jamais usé ni son corps, ni son esprit sur les fonds baptismaux de la pénibilité, de la pauvreté et de la galère vécue par des millions de gens de peu, notre thuriféraire ultralibéral se féliciterait que cette loi voit le jour. Les 3/8, les nuits, les emplois coupés tels que pratiqués dans les grandes surfaces – heureuses caissières qui pour quelques centaines d’€ s’épuisent et s’échinent, contraintes et forcées, à demeurer sur leurs lieux de travail toute la journée. Bosser le week-end sans contrepartie matérielle, en sous effectifs, dans le bruit, la salissure, la répétitivité gestuelle, lui, connaît pas. Quand aux corps de métiers les plus difficiles comme le bâtiment, les travaux publics, les serviteurs à la chaîne, les secrétaires penchées sur leurs bécanes, le dos arrondi ; et tous ceux qui présentent de graves disfonctionnements ostéologiques et qui, dès un âge advenu, ne sont plus en capacité d’être des variables d’ajustement qui satisfont au taux de productivité demandé par les managers. D’autant que la France est championne d’Europe de la discrimination envers les séniors. « On va se gêner » se disent les chefs d’entreprise. Dès lors, un salarié à la cinquantaine venant devient, de facto, une pathologie pour l’entreprise.

Dans l’absolu, pourquoi ne pas pousser les gens à bosser jusqu'à la mort. Et si le sujet décède avant, ce sera encore mieux pour la trésorerie des caisses de retraite. Souvenons de l’été 2003. 15000 dossiers en moins en quelques jours ont sans doute fait sourire Raffarin et le directeur national de la CRAV. Ne sommes-nous pas en présence de la barbarie qui sommeille dans l'espèce humaine. Un retour vers l'obscurantisme, de chaos multiples, et, comme le dénonçait en son temps Soljenitsyne, lui-même pourtant rescapé des goulags, un néo-barbarisme ! Homo homini lupus, s’écriait l’ami Plaute. L'homme est le plus avide et cynique des prédateurs. Dans un post précédent, je disais que NOTRE advenue constitue une insulte au reste de l’humanité. A moins que ce phénomène demeure une erreur de dame nature.

B.

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 17:17
Salves,

Le tsar Nicolas Sarkozy démontre son antagonisme contre cette chienlit de Rmistes, ces salauds qui méritent bien qu’on les punisse d’être pauvres et de survivre avec 454 euros par mois. Au début de l’année, son gouvernement, soucieux de préserver les biens publics avec toute la déontologie nécessaire, a décrété la transparence sur le train de vie des allocataires de minima sociaux. En raisons d’un certains nombre de tricheurs (c’est vrai, toute entité comporte son lot de « farceurs »), l’ensemble des 1,1 millions de bénéficiaires de ces minima sociaux vont être scrutés, détaillés, pourchassés afin que soit sauvegardée la respectabilité des dames patronnesses à la pâle morale. Si débusquer quelques cas malhonnêtes s’apparente à une véritable chasse aux sorcières généralisée et devient l’airain de la justice sociale, alors que dire des fastes de Nicolas 1er au soir de son élection. Rappelons-nous le Fouquet’s, le transport en jet et en yacht privés de son pote Bolloré – vous savez, ces gens qui travaillent tellement que je me demande comment font-ils pour trouver celui de se reproduire – une auto-augmentation présidentielle de 172 % afin de subvenir sans doute à un divorce planifié, un remariage programmé et pourvoir à quelques dépenses luxueuses, voir par exemple une Rolex à 50 000€. D’où proviennent les fonds, comment ont-ils étés acquis, offerts ? Alors, fouiller dans le train de vie de ceux qui survivent en dessous du seuil de pauvreté s’appelle comment ? Gageons que les CAF pourvoiront au redressement salvateur et moralisateur tellement souhaité.

Entre les salariés et les assistés se sont élevées des frontières d’incompréhensions. Les premiers condamnant véhémentement, si ce n’est haineusement, les seconds de se complaire dans l’assistanat. Cela peut en concerner un certain nombre ! Mais vivoter avec 454€ mensuel, rester prostré dans la négation, l’inemployabilité chère à d’aucuns, les ravages de l’oisiveté et de l’inutilité ne peut procéder de volontés délibérées, choisies, satisfaisantes. Quant aux « chanceux » d’avoir un emploi, ils sont souvent travailleurs précaires, ouvrières à mi-temps, esclaves des centres d'appels. Afin de rassurer nos champions de l’ultralibéralisme, pourquoi ne pas cesser toutes formes d’aides sociales. Que les gens crèvent dans la rue, sur un bout de carton humide placé sous un pont, une porte cochère… Ah, oui, cela fera désordre, bof ! Mon bon monsieur, il faut bien démassifier l’emploi, cela revient trop cher, n’est-ce pas…

Pour autant, et je le répète souvent, comment les élites ne pourraient mépriser les variables comportementales et idéelles de la plèbe ? Par quels mécanismes obscurantistes de la psychanalyse la masse grégaire renforce l’ensemble des pouvoirs qui lui sont contraires en ne constituant pas un contre-pouvoir démocratique ? S’il est vrai que le misérabilisme zolien (quoique…) n’est plus, la misère demeure, la précarité s’accentue et des pans entiers de la population restent confinés dans le glauque, la meurtrissure et la haine. Jusqu’à quand, peut-on se demander ?

B.

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 11:35

Salves,

Des chiffres du chômage exponentiel, des vies brisées, des parcours professionnels fracassés sur l’autel de la rentabilité et des plus values, et, conséquemment, des fractures affectives, relationnelles et existentielles restent le lot de millions de nos congénères, ces variables d’ajustement dont la valeur équivaut à celle d’un simple kleenex.

Selon une étude de l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact), rendu public mercredi, 41 % des salariés français se déclarent stressés, et même 13 % très stressés, selon cette étude réalisée pour la 6e "Semaine pour la qualité de vie au travail" et présentée mercredi par Jean-Baptiste Obéniche, directeur général de l'Anact. Parmi les "exigences personnelles", le sentiment de ne pas être rémunéré à sa juste valeur est le premier motif invoqué (43 %), devant le manque de reconnaissance (25 %) et l'inquiétude de ne pouvoir faire face aux exigences (21 %). Le manque de soutien de la hiérarchie (33 %) et les conflits dans le travail (30 %) sont les principales causes citées par ceux qui évoquent le relationnel comme cause de stress, tandis que ceux qui évoquent "les changements dans le travail" dénoncent un manque de moyens (37 %), l'obligation de s'adapter en permanence (31 %) et les changements de rythme (23 %). Eloquent !

En parallèle, le club de football de Madrid, et pour ne prendre que cet exemple, vient de s’offrir les services d’un bipède, aussi talentueux soit-il, pour la modique somme de 93 millions d’€. Cette normalité admise, nous pouvons aisément comprendre l’ampleur de la déconsidération du salariat. Il est vrai que se sont ces gens de peu qui remplissent les stades, vociférant, s’avinant, hurlant, le torse luisant de matières adipeuses ; cela reste un autre débat. Aussi, que vaut la personnalité d’une secrétaire rivée sur son ordi des heures durant à satisfaire les exigences économiques de la société qui l’emploi. Que dire de l’infirmière, de la sage-femme, de l’ensemble des personnels de santé, de toute cette société de travailleurs aspirant à vivre dans la dignité et la reconnaissance ! Ces différences ne sont que de curieuses diffractions au travers d’un prisme établi depuis la nuit des temps. Le peuple souverain au sein d’une démocratie. De quelle démocratie parlons-nous ? Prétendre à normés quelques faveurs comptables (dans ce cas abyssales) sous-tend trouver conforme l’appauvrissement des miséreux. Laisser végéter le bas peuple dans le salaire d’airain, ne peut procéder à l’élargissement démocratique, ni à son idéal, ni à son respect. Revendiquer une position sociale éloignée de toute insécurité (cela ne devrait-il pas échoir à chacun d’entre-nous ?) augure, avec un étrange rayonnement, une certaine concussion empyreumatique politico-sociale. Combien applaudissent à tout rompre à l’obtention de ces scandales salariaux, de ces différences intergalactiques ? Et oui, hélas ! Sauf que lorsque ces derniers (pas nécessairement le vôtre, amis lecteurs) sont plus de 20 à 1000 fois ceux d’une plèbe déconfite, abrutie par le trepalium et conditionnée, savamment par nos élites politico-financières, cela ne relève-t-il pas de l’immoral, de la forfaiture, de l’insulte, tout simplement ?

B.

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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /Avr /2009 22:22
Salves,
Depuis des mois déjà, et pour des raisons diverses, j'ai lâchemennt abandonné mon blog. Avec toute la modestie qui prévaut, je vais tenter de le noircir quelque peu à nouveau.
Il y a quelques jours, je me suis retrouvé à discuter face aux scandales de la perte des acquis sociaux - notamment du devoir pour des populations de séniors en situation de fragilité - que nos parents, dans les larmes, le sang et avec courage, ont su arraché aux mains des détenteurs en tout genre.
Inopportunes, malencontreuses, stupides, les réponses à cette équation restent aussi vagues que variées. Nous auront beau, à travers les millénaires, revisiter l'histoire des être humains - vous savez, ceux qui font preuve de vacuité morale et humaniste - il me semble que le véritable scandale de ce nouveau millénaire c'est que peu de chose ont changé depuis. Certes, et chacun peut s'en féliciter, nos innovations technologiques ont grandement facilité le quotidien, même des populations les plus exposées à la fange.
Au nom d'une pâle démocratie, le sieur Sarko 1er s'est emparé d'un trône tant convoité. La soirée qui suivit les résultats du vote (53%) dans des lieux lambrissés que ne souilleront jamais les gens de peu (4000€/pp.), les tribulations hyper-médiatisées de sa majesté dans le jet privé et le yacht du même nom d'un grand "travailleur", suivies par les échanges interfémoraux (je sais) de dame Carlita, donnaient l'ampleur des tâches que s'accordait le seigneur élyséen. Son rejeton, Jean, dont l'épouse demeure une pauvre caissière..., pardon, l'héritière des magasins Darty (ouf), n'est d'ailleurs pas en reste. Aussi, quel est le lien avec la taxe télévisuelle (ou tout autre destructions des acquis sociaux) ? Le malheur, je le crois intimement, c'est que le chacun pour soi prédomine. Voir les divisions des catégories socioprofessionnelles (usagers-grévistes, privés-publics, salariés-chômeurs...), celles des générations dont les conflits idéels enflent sous le manteau. Le scandale est de croire encore de nos jours à l'un ou l'autre ténor de la rhétorique politicienne, quel qu'en soit l'approche idiosyncratique, politique et comportementale. Le scandale reste cette illusion démocratique, si bien bafouée depuis des lustres, voir Giscard, Mitterrand, Chirac et Sarko-Napoléon. Le scandale est de voir un peuple de crève-la-faim englué dans une existence qui n'a de nom que celle dont veulent bien lui donner les DIRECTEURS de tout ordre. le scandale c'est cette étrange compassion populaire pour des stars autoproclamées, mais malheureusement acclamées par une plèbe lobotomisée. Enfin, le scandale c'est d'avoir laissé une forme de politique (la moins mauvaise selon Churchill) aux mains voraces et cupides des argentiers de ce monde.
Divide ut regnes, de plus en plus de rigueur aujourd'hui.
B.
Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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