Tiré de La Tribune.
Le chômage tombe à 7,5% fin 2007. Le taux de chômage est au plus bas depuis 25 ans. Les chiffres fournis
par l'Insee permettent de calculer un taux de chômage moyen pour l'année 2007 de 8% de la population active, contre 8,8% en 2006.
A quatre jours des municipales, l'annonce tombe à pic. Le taux de chômage au sens du Bureau
international du Travail (BIT) a baissé à 7,5% au quatrième trimestre en France métropolitaine, après 7,8% (révisé de 7,9%) au troisième trimestre, selon les données CVS provisoires publiées ce
jeudi par l'Insee. Il s'agit du taux de chômage le plus bas depuis le quatrième trimestre de 1983, quand il était de 7,3%, selon l'Insee. Ce taux de chômage n'est désormais plus publié qu'une
fois par trimestre.
En moyenne au quatrième trimestre, 27.964.000 personnes étaient actives en France métropolitaine, soit
56,5% de la population de 15 ans et plus. Parmi elles, 2.084.000 étaient au chômage au sens du BIT et 25.880.000 avaient un emploi, précise l'Insee dans un communiqué. Le taux d'emploi de la
population âgée de 15 à 64 ans s'établissait à 64,8%.
"C'est historiquement au plus bas depuis 1983", s'est félicitée dans une déclaration à l'Agence France
Presse (AFP), la ministre de l'Economie et de l'Emploi, Christine Lagarde, pour laquelle "l'évolution tient tout simplement à la création d'emplois, environ 340.000 au total en 2007, du jamais vu
depuis 2000".
Que deviennent les chômeurs ? Le chômage baisse avec une croissance de 1,9 %... hi hi, la bonne blague.
Le pire, c'est que c'est vrai car les travailleurs pauvres, les rmistes, les sans-droits..., brefs, les invisibles de notre belle société non comptabilisés dans les beaux chiffres officiels ont
aussi augmenté et l'UMP s'en réjouit car grâce à eux, le chômage baisse en même temps que l'activité se dégrade. Et ça va continuer, dixit Lagarde. Nouvelle prévision de croissance entre 1,4 et
1,6 % pour 2008 d'après les analystes (1,5 % pour le FMI) mais le chômage va encore baisser. En fait, ce n’est pas mai 68 que Sarko liquide mais tous ces invisibles qui sont de plus en plus
nombreux et de plus en plus pauvres (voir l'activité en constante augmentation des restos du cœur et nos séniors qui font les poubelles pour se nourrir en fin de carrière prématurée). Et ça
aussi, ça va continuer... ça va même progresser.
Avec des élections tous les ans, le chômage diminuerait régulièrement. « LES STATISTIQUES il faut y
croire ! », doit-on se dire dans les hautes sphères directionnelles.
Les petits boulots rémunérés avec un lance-pierres vont augmenter ; la France devient le champion des
boulots précaires. Le bidouillage des chiffres a atteint un degré jamais atteint, mais il faut
avoir les mains dans le cambouis pour s'en rendre compte. Et ce ne sont les belles déclarations de notre Haut commissaire aux Solidarités actives qui amélioreront la situation.
Modernisation = pauvreté. Effectivement, il y a de quoi être heureux. En ne parlant que d'une catégorie
de chômeur inscrit à l'ANPE, on peut pérorer, même si en additionnant toute les catégories on arrive à près de 3,5 millions. Mais on peut aussi se félicité d'avoir radié à tour de bras tous ces
fainéants. Combien d’entre-eux ont été repositionné vers le RMI, avant de plus rien avoir du tout avec le RSA ou d'être obligé d'accepter un petit boulot. Car c'est ça LA SOLUTION, au lieu de
réduire le temps de travail, on favorise les travailleurs pauvres.
Je rappelle qu’en France, 17% des salariés touchent le SMIC.
Dans les notes du collectif d’ACDC « Autres Chiffres Du Chômage »
« Mois après mois le débat public se focalise autour de la publication du chiffre
officiel du chômage. Le gouvernement et les médias font comme si les variations mensuelles de cet indicateur reflétaient le succès ou l’échec des politiques pour l’emploi. Depuis plusieurs années
l’opinion est pourtant de plus en plus perplexe face aux annonces répétées de la baisse du chômage.
Plus de la moitié des demandeurs d’emploi sont exclus du chiffre officiel du chômage En
septembre 2006, le chiffre officiel du chômage « DEFM de catégorie 1 » décomptait 2 172 000 demandeurs d’emploi. A la même date, le nombre total de personnes recensées par l’ANPE en tant que
demandeurs d’emploi s’élevait à près de 4 450 000 personnes. Plus de la moitié des personnes inscrites à l’ANPE, soit 2 276 000 demandeurs d’emploi, ne sont donc pas comptabilisées dans les
statistiques officielles. »
Ha bon ! Le chômage tourne autour de 4,5 millions depuis 15 ans. Ce sont au total près de 4,45 millions de personnes qui sont recensées en tant que demandeurs d'emplois dans les 8
catégories de l'ANPE, n'en déplaise à Jean-Louis Borloo. Cet écart avec les statistiques officielles est une « manipulation des chiffres » a dénoncé l'économiste Pierre Concialdi,
représentant d'ACDC, membre du CERC et co-fondateur du RAI-Bip40, lors d'une conférence de presse. Depuis 25 ans ces « chômeurs invisibles » représentent une proportion croissante de
l'ensemble des inscrits à l'ANPE : au cours de l'année 2006, la part de ces chômeurs dans le total des demandeurs d'emploi a dépassé pour la première fois 50% alors qu'elle n'en représentait que
10% en 1982", selon le collectif qui ajoute que, malgré ces "artifices statistiques", le chômage "se maintient à un niveau structurellement élevé" depuis le début des années 1990 et que le nombre
de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE "demeure inflexible autour de 4,5 millions" depuis 15 ans. »
Pouvons-nous rêver d’une enquête sérieuse sur les chiffres réels du chômage ? On aimerait savoir par exemple combien il y a en France de
bénéficiaires du RMI (environ 1,6 millions) et quel est le pourcentage d'augmentation de ce nombre depuis que le chômage baisse de façon conséquente. On aimerait savoir aussi combien de ces
personnes qui ont retrouvé un emploi sont des travailleurs précaires ou des travailleurs pauvres et, tant qu'on y est, on aimerait connaître le nombre de personnes sans emploi qui ne sont plus
répertorié nulle part. Enquête sensible et difficile mais quand les journalistes veulent des infos, en général, ils savent comment les obtenir.
Ce n’est pas la baisse des chiffres gouvernementaux du chômage qui doit nous réjouir, ce serait qu'il y
ait moins de sans emploi, d’emplois précaires ou partiels. A 10 heures/semaine on sort des listes, mais pour vivre, que fait-on ?
Ceci est à mettre en exergue avec une hausse de l'inflation à 2 chiffres, une augmentation de 1.1% des
pensions retraites, des négociations salariales à 1.2% pour ceux qui encore, travaillent, la crédulité béate ou aveugle des féaux sarkozyens et fillonesques (???, je sais, je ne devrais
pas !) est confondante de dévotion et de bêtise crasse, mais ce n'est pas de leur faute le matraquage de la désinformation sévit depuis 6 à 7 ans.
Les emplois créés dans ces services l’ont été sur la base d’une durée du travail incroyablement faible.
Environ 11 à 12 heures par semaine. Selon les données de sources administratives (dites des organismes agréés des services à la personne ou OASP, Dares) et de l’emploi de gré à gré (Ircem), on
obtient une moyenne horaire annuelle travaillée de 450 heures par salarié pour l’ensemble du secteur, et de 420 heures pour les seuls emplois créés en 2006. En "équivalent temps plein", cela ne
fait que 32 000 emplois ajoutés. Mais surtout 450 heures annuelles, cela correspond à un emploi à moins d’un tiers-temps, soit 11 à 12 heures par semaine.
C’est vrai, il y a les prédateurs et les méritants. C’est vrai, il existe ceux qui ont le droit, des
droits, et les autres, la canaille, les trimardeurs, les laborieux. En un mot, les éléments phagocytaires du : « MA DEMOCRATIE EST BELLE ».
A propos, c’est normal mon envie de vomir ?
Balthazar.
6/3/08.