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Mardi 11 mars 2008
Salves,

Le descenseur social se poursuit avec un rythme soutenu. Voici qu’un grand nombre d’anciens « privilégiés » ne sont plus en mesure de s’offrir quelques vacances pourtant méritées.

Tiré du NouvelObs :
« Le tassement du pouvoir d'achat des Français les contraint à des "arbitrages budgétaires toujours plus serrés", a entrainé une baisse du nombre de départs en vacances en 2007, selon le baromètre Opodo 2008 rendu public mardi 11 mars. Le taux de départ a connu pour la cinquième année consécutive une baisse: 59,7% des Français seulement sont partis en long ou court séjour marchand en 2007, contre 64% en 2003, soit 1,6 million de personnes de moins.
Toutes les catégories de population, quels que soient leurs revenus, sont concernées par la baisse du taux de départ entre 2006 et 2007. Certains Français qui avaient déjà du mal à se payer des vacances sont contraints d'y renoncer complètement, commente cette étude annuelle, réalisée par le cabinet Raffour Interactif pour le site de voyages en ligne Opodo. »

Ce qui reste formidable s’est cette équation inévitable de la perte d’acquis sociaux pour une partie de la population laborieuse, celle qui pourtant fabrique les richesses monopolisées par la minorité. C’est ce droit inaliénable existentiel et social qui demeure bafoué. C’est cette volonté affichée de sacrifier des pans entiers de la plèbe, voire de la classe au dessus, quid des soins de santé, quid des reconnaissances salariales, quid des vacances…
Et demain ?


La voix de Mr. Fillon, relayée par notre roitelet agité, trémule qu'il n'y aura pas de plan de rigueur après les élections municipales. Ce diable d’homme devra dès-lors nous expliquer comment s’y prendre afin réduire les dettes de l’Etat.
–Déficits publics : 1243 milliards €, soit 66,5% du PIB ;
–Sécurité sociale : 12 milliards ;
–Caisses du régime général de retraites : 11,4 milliards ;
–Commerce extérieur : plus de 40 milliards.
La croissance française est estimée pour 2008 à 1,5%. La France va prendre la présidence de l'union européenne en juin 2008. Dans la conjoncture actuelle nous serons au-delà des 3% fixer par l'Union européenne.
Allez, François, vous nous sortirez quel lapin de votre haut-de-forme ? De grâce, dites-nous la vérité. N’ayez crainte, la récession ne peut vous concerner. Et, comme cela se doit, vous et vos thuriféraires avertis, pourrez prendre des vacances bien méritées.
En outre votre politique est un tremplin pour une meilleur utilisation des stations balnéaires qui, il faut bien l’avouer, se transforme en un vaste dépotoir plébéien. Idem pour les autoroutes, les espaces conviviaux (hôtels, restaurants, parcs de loisirs…).
En somme, des places éthérées et libérées de la fiente des laborieux. Ouf, il était temps !

Bernard.
Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Vendredi 7 mars 2008
Salves, 

« Mort à ce prof qui déshonore le corps professoral », semble vouloir dire vox populi.

Datant de quelques jours, ce non évènement, ainsi monté en épingles par nos chers medias sur-vitaminés aux halogènes, définit d’hérésiarques comportements adultes. Que sera la société de demain dirigée par des enfants pourris, formatés à l’égotisme primaire (voire primal) le plus acéré, sans aucun respect de l’autorité et bien entendu sans respect des autres. La faute à des parents sans cervelle, à des parents lâches par devant leurs rejetons « pampersiens ». C'est évidemment plus grave que nous le pensons. Nous sommes au siècle de l'enfant-roi-pourri-gâté à la Playstation et à la Macdonaldisation, bien conditionné par des parents dont l'incompétence éducative et psychologique se révèle au grand jour de façon de plus en plus prégnante. Le pire, nos gouvernants qui préfèrent (évidemment) être élus par des veaux plutôt que par des têtes bien faites entretiennent ce marasme qui devient lourd à supporter pour les enseignants.

Ne serait-ce pas à ces pseudo-parents à qui il faudrait mettre un coup de pieds au derrière. Cela devient vraiment n'importe quoi. Et nous ouvrons la porte à toutes les excentricités. Personnellement, je peux dire que si j'ai réussi dans la vie, c'est avec l'aide des coups de pied au c. que j'ai reçu de mes profs et de mon pater dans ma jeunesse. Et je les en remercie encore. Non, je ne suis pas maso.

Quant aux rigidifiés du rectorat, ils mériteraient bien un petit coup de pied au derrière, eux qui ne sont là que pour vérifier, contrôler et pondre des rapports sur les profs sans jamais aller au charbon ! Cet encadrement pléthorique et superflu (?) semble satisfaire une administration dépassée. Les recteurs et leurs sous fifres derrière les élèves indisciplinés pour leur prodiguer des cours d’éducation civique.

Je vous livre le post d’une prof apparemment mécontente de sa fonction : « Je suis révoltée. Prof et partie à l'étranger pour ne pas finir frappée, critiquée et éreintée en France pour moins de 2000€ par mois, à 10 ans de la retraite, je ne peux que m'indigner d'apprendre que l'on "suspend" un prof pour avoir donné un coup de pied à un élève. Voilà le prof montré du doigt alors qu'il faut que l'on sache haut et fort que ces ados sont insupportables et ingérables et qu'ils nous empêchent de faire notre métier : transmettre des savoirs. Un coup de pied, ce n'est rien face à ce que l'on endure quotidiennement . Certes il faut se maitriser (appeler au secours dans le couloir ?). Mais contrairement aux chanteurs, acteurs, journalistes, hommes politiques etc., mes fils ne feront pas comme leur mère. Ils ne seront pas enseignants. »

Hé, oui, une époque formidable.

 

Bernard (Balthazar).
Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Vendredi 7 mars 2008
Tiré de La Tribune.

Le chômage tombe à 7,5% fin 2007. Le taux de chômage est au plus bas depuis 25 ans. Les chiffres fournis par l'Insee permettent de calculer un taux de chômage moyen pour l'année 2007 de 8% de la population active, contre 8,8% en 2006.

A quatre jours des municipales, l'annonce tombe à pic. Le taux de chômage au sens du Bureau international du Travail (BIT) a baissé à 7,5% au quatrième trimestre en France métropolitaine, après 7,8% (révisé de 7,9%) au troisième trimestre, selon les données CVS provisoires publiées ce jeudi par l'Insee. Il s'agit du taux de chômage le plus bas depuis le quatrième trimestre de 1983, quand il était de 7,3%, selon l'Insee. Ce taux de chômage n'est désormais plus publié qu'une fois par trimestre.

En moyenne au quatrième trimestre, 27.964.000 personnes étaient actives en France métropolitaine, soit 56,5% de la population de 15 ans et plus. Parmi elles, 2.084.000 étaient au chômage au sens du BIT et 25.880.000 avaient un emploi, précise l'Insee dans un communiqué. Le taux d'emploi de la population âgée de 15 à 64 ans s'établissait à 64,8%.

"C'est historiquement au plus bas depuis 1983", s'est félicitée dans une déclaration à l'Agence France Presse (AFP), la ministre de l'Economie et de l'Emploi, Christine Lagarde, pour laquelle "l'évolution tient tout simplement à la création d'emplois, environ 340.000 au total en 2007, du jamais vu depuis 2000".

Que deviennent les chômeurs ? Le chômage baisse avec une croissance de 1,9 %... hi hi, la bonne blague. Le pire, c'est que c'est vrai car les travailleurs pauvres, les rmistes, les sans-droits..., brefs, les invisibles de notre belle société non comptabilisés dans les beaux chiffres officiels ont aussi augmenté et l'UMP s'en réjouit car grâce à eux, le chômage baisse en même temps que l'activité se dégrade. Et ça va continuer, dixit Lagarde. Nouvelle prévision de croissance entre 1,4 et 1,6 % pour 2008 d'après les analystes (1,5 % pour le FMI) mais le chômage va encore baisser. En fait, ce n’est pas mai 68 que Sarko liquide mais tous ces invisibles qui sont de plus en plus nombreux et de plus en plus pauvres (voir l'activité en constante augmentation des restos du cœur et nos séniors qui font les poubelles pour se nourrir en fin de carrière prématurée). Et ça aussi, ça va continuer... ça va même progresser.

Avec des élections tous les ans, le chômage diminuerait régulièrement. « LES STATISTIQUES il faut y croire ! », doit-on se dire dans les hautes sphères directionnelles.

Les petits boulots rémunérés avec un lance-pierres vont augmenter ; la France devient le champion des boulots précaires. Le bidouillage des chiffres a atteint un degré jamais atteint, mais il faut avoir les mains dans le cambouis pour s'en rendre compte. Et ce ne sont les belles déclarations de notre Haut commissaire aux Solidarités actives qui amélioreront la situation.

 

Modernisation = pauvreté. Effectivement, il y a de quoi être heureux. En ne parlant que d'une catégorie de chômeur inscrit à l'ANPE, on peut pérorer, même si en additionnant toute les catégories on arrive à près de 3,5 millions. Mais on peut aussi se félicité d'avoir radié à tour de bras tous ces fainéants. Combien d’entre-eux ont été repositionné vers le RMI, avant de plus rien avoir du tout avec le RSA ou d'être obligé d'accepter un petit boulot. Car c'est ça LA SOLUTION, au lieu de réduire le temps de travail, on favorise les travailleurs pauvres.

Je rappelle qu’en France, 17% des salariés touchent le SMIC.
 

Dans les notes du collectif d’ACDC « Autres Chiffres Du Chômage »

« Mois après mois le débat public se focalise autour de la publication du chiffre officiel du chômage. Le gouvernement et les médias font comme si les variations mensuelles de cet indicateur reflétaient le succès ou l’échec des politiques pour l’emploi. Depuis plusieurs années l’opinion est pourtant de plus en plus perplexe face aux annonces répétées de la baisse du chômage.

Plus de la moitié des demandeurs d’emploi sont exclus du chiffre officiel du chômage En septembre 2006, le chiffre officiel du chômage « DEFM de catégorie 1 » décomptait 2 172 000 demandeurs d’emploi. A la même date, le nombre total de personnes recensées par l’ANPE en tant que demandeurs d’emploi s’élevait à près de 4 450 000 personnes. Plus de la moitié des personnes inscrites à l’ANPE, soit 2 276 000 demandeurs d’emploi, ne sont donc pas comptabilisées dans les statistiques officielles. »

Ha bon ! Le chômage tourne autour de 4,5 millions depuis 15 ans. Ce sont au total près de 4,45 millions de personnes qui sont recensées en tant que demandeurs d'emplois dans les 8 catégories de l'ANPE, n'en déplaise à Jean-Louis Borloo. Cet écart avec les statistiques officielles est une « manipulation des chiffres » a dénoncé l'économiste Pierre Concialdi, représentant d'ACDC, membre du CERC et co-fondateur du RAI-Bip40, lors d'une conférence de presse. Depuis 25 ans ces « chômeurs invisibles » représentent une proportion croissante de l'ensemble des inscrits à l'ANPE : au cours de l'année 2006, la part de ces chômeurs dans le total des demandeurs d'emploi a dépassé pour la première fois 50% alors qu'elle n'en représentait que 10% en 1982", selon le collectif qui ajoute que, malgré ces "artifices statistiques", le chômage "se maintient à un niveau structurellement élevé" depuis le début des années 1990 et que le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE "demeure inflexible autour de 4,5 millions" depuis 15 ans. »

 

Pouvons-nous rêver d’une enquête sérieuse sur les chiffres réels du chômage ? On aimerait savoir par exemple combien il y a en France de bénéficiaires du RMI (environ 1,6 millions) et quel est le pourcentage d'augmentation de ce nombre depuis que le chômage baisse de façon conséquente. On aimerait savoir aussi combien de ces personnes qui ont retrouvé un emploi sont des travailleurs précaires ou des travailleurs pauvres et, tant qu'on y est, on aimerait connaître le nombre de personnes sans emploi qui ne sont plus répertorié nulle part. Enquête sensible et difficile mais quand les journalistes veulent des infos, en général, ils savent comment les obtenir.

Ce n’est pas la baisse des chiffres gouvernementaux du chômage qui doit nous réjouir, ce serait qu'il y ait moins de sans emploi, d’emplois précaires ou partiels. A 10 heures/semaine on sort des listes, mais pour vivre, que fait-on ?

Ceci est à mettre en exergue avec une hausse de l'inflation à 2 chiffres, une augmentation de 1.1% des pensions retraites, des négociations salariales à 1.2% pour ceux qui encore, travaillent, la crédulité béate ou aveugle des féaux sarkozyens et fillonesques (???, je sais, je ne devrais pas !) est confondante de dévotion et de bêtise crasse, mais ce n'est pas de leur faute le matraquage de la désinformation sévit depuis 6 à 7 ans.

Les emplois créés dans ces services l’ont été sur la base d’une durée du travail incroyablement faible. Environ 11 à 12 heures par semaine. Selon les données de sources administratives (dites des organismes agréés des services à la personne ou OASP, Dares) et de l’emploi de gré à gré (Ircem), on obtient une moyenne horaire annuelle travaillée de 450 heures par salarié pour l’ensemble du secteur, et de 420 heures pour les seuls emplois créés en 2006. En "équivalent temps plein", cela ne fait que 32 000 emplois ajoutés. Mais surtout 450 heures annuelles, cela correspond à un emploi à moins d’un tiers-temps, soit 11 à 12 heures par semaine.

C’est vrai, il y a les prédateurs et les méritants. C’est vrai, il existe ceux qui ont le droit, des droits, et les autres, la canaille, les trimardeurs, les laborieux. En un mot, les éléments phagocytaires du : « MA DEMOCRATIE EST BELLE ».

A propos, c’est normal mon envie de vomir ?
 

Balthazar.

6/3/08.

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Samedi 1 mars 2008
Tandis que l’info déferle sur les medias, les forums et les échanges de tout ordre à la vitesse grand V, il devient difficile d’apporter sa modeste pierre à l’édifice communicationnel. Ça fuse de partout.

 

A propos des discours hasardeux et nébuleux de l’ami Sarko et la « chientologie ».

Ce n'est pas ce tocard d’inculte (tient !) qui va me donner la définition de la laïcité, en nous rabâchant le respect des croyances.

La laïcité c'est la séparation de l'espace public de l'espace privé, tout simplement. Il faut que cet ignare plonge un peu dans l'hellénisme. A l'agora on ne mélange pas le débat démocratique avec le point G d'Aphrodite...


Les ignominieuses sacralités de la très haute fonction publique, pour laquelle les joyaux de l’intelligentsia participent à sa conquête

Président de la République : 19 331 €. Nets de tout, hormis la bague brunienne. Budget annuel de l'Elysée voté par l'Assemblée nationale (100 millions d'?).

Transports aériens : 2 airbus A 319 CJ, 2 Falcon 900, 4 Falcon 50 (accessibles aux ministres également)

Cuisines gastronomique avec son chef, Bernard Vaussion.

Résidences secondaires (Marigny, Rambouillet, Souzy-la-Briche, fort de Brégançon chasse présidentielle).

Ainsi que tout ce que l’on ne sait pas que l'on ne sait pas. Par exemple les concussions établies entre les grands groupe financiers et autres lobbys – les forces vives de la nation – comme il est de bon ton de le pérorer au frontispice de la morale christico-dames patronnesses circonstanciées – obscurantiste.

Premier ministre : 22 249,31 € d’allocation mensuelle pour frais d'emploi définie par le Premier ministre (elle est au moins égale à l'indemnité représentative des frais de mandat des parlementaires, soit 6 037,30 €).

Plafonnement des rémunérations et des indemnités des fonctions locales : 1,5 fois le traitement ministériel.

Accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe).

Quotas de déplacements aériens.

Mise à disposition d'un parc automobile.

Dépenses téléphoniques et courrier.

Voiture de fonction et chauffeur.

Logement de fonction à Matignon.

Résidence secondaire (la Lanterne à Versailles dans les Yvelines, et le Château de Champs-sur-Marne).

Là encore, les arrangements particuliers subsistent, notamment pour les entreprises de travaux publics et celles du bâtiment.

 

A l’heure où le pouvoir d’achat de 80 % des Français s’émiette au fil des promesses non- tenues par le narcissique roitelet élyséen, je rappelle ces quelques mesures à titre de récompenses envers ceux (si, si , ils nous le jurent) qui donnent à la France sa véritable grandeur. Ils occupent des fonctions de haute dignité, de grande vertu et qui ne sauraient prêter le flan à quelques critiques d’où quelles proviennent. On sait le nombre de pourritures comportementales qui traversent l’actualité.

 
Les relations sarkozyennes avec des idéaux auxquels il ne détient aucune attache.

Jean Jaurès était pour le travail et c'est ce que la gauche a toujours soutenu ; 35 heures de travail afin que d'autres aient du travail, c'était son option. Le travail qui fait vivre, non pas le travail qui rend esclave, c'est certainement cela que Jaurès, comme Zola, voulait pour tous et c'est ce que la gauche veut aussi. Le travail que l'on protège et non pas la précarisation organisée et orchestrée.
Jean Jaurès, homme de gauche, n'aurait jamais approuvé - à moins que quelqu'un prouve le contraire - qu'on s'enrichisse du fruit du travail des autres ni que l'on s'octroie une augmentation de salaire de 172%. Jean Jaurès ne parlait é de chasser les hommes qui venaient s'installer pour travailler chez nous et participer à notre richesse nationale. Mais s'enorgueillir de Jean Jaurès dans la bouche des Umpéistes comme Guaino, c'est comme un athée qui viendrait nous refaire le sermon de la montagne. Voilà une drôlerie de plus à mettre sur le compte de ce conseiller privilégié. C’est à sa demander qui tient la manœuvre en Sarkozie ?
Nombre d’observateurs se demandent quel sera, à fortiori, le poids du plan de rigueur mis en place après les agitations réitérées des élections municipales.

Les municipales.

A Strasbourg, je reste tiraillé entre la peste kellerienne et le choléra riesiste (Keller UMP sortante et Roland Ries PS  revenant). Les sangsues s’accrochent à l’arbre du pouvoir, même si ce dernier m’apparaît moins antipathique, plus abordable, mais tout autant théâtraliste, calculateur et chafouin. Sot que je suis. Nous parlons bien du schème de la politique, investit de probité et de déontologie, non ?

Situé au neuvième étage de la place de l’Etoile, le bureau du maire attend le verdict des urnes. Pour l’instant, un vent de fronde mettrait le Ps en position favorable dans les intentions de vote. Bof !

 

« Un pour tous, tous pourris », disait naguère notre Coluche national.

 

 

Balthazar.

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Mercredi 20 février 2008
Quelle tristesse d’étaler une mémoire défaillante. Le populo devrait pourtant se souvenir ce que le candidat Sarkozy ânonnait face à tous les medias, un peu avant le 6 mai 2007 : « Ma conviction, c’est qu’une des questions centrales pour la France, c’est celle du pouvoir d’achat des Français. Les salaires sont trop bas, les revenus sont trop faibles et moi je veux parler à la France qui se lève tôt, qui travaille… et qui trouve qu’on arrive pas à joindre les deux bouts ».

Combien de cocus ont applaudi et loué le tribun.

7 mois plus tard, le postérieur profondément installé sous les lambris élyséens, changement de cap de l’homme supposé providentiel :
« Alors, s’agissant du pouvoir d’achat, qu’est-ce que vous attendez de moi, que je vide des caisses qui sont déjà vides. Si c’est ça votre conception de la politique, hé ben on se trompe, on ne parle pas de la même chose. Réduire le débat politique français à la seule question du pouvoir d’achat c’est absurde ».

Combien de désillusions suscitent ces volte-face ?

En revanche, cela va un peu mieux pour quelques édiles, quelques élites.

Par une incontournable raffarinade, le premier ministre de l’époque augmente de 70% le salaire des ministres, tandis qu’il refuse un coup de pouce aux chiens de smicards. Nous sommes en 2002.
Après quelques mois d’investiture suprême, Bonaparte s’adjuge 170% d’augmentation salariale (j’vais me gêner tiens !). Passer de 7 500 à 19 500€ ses indemnités de Président , alors qu'il a d'autres revenus , est un signe fort qu'il existe 2 sortes de Français. Ceux que les caisses vides n'empêchent pas de gagner plus , et ceux qui doivent se résigner et attendre des jours meilleurs ! L'argument était qu'il fallait être à la hauteur des gouvernants de l'Europe, mais pourquoi s'aligner sur les plus hauts, et pas les plus modestes ? Que sait-on de plus des "autres" ressources des dirigeants européens ? Du coup, d'autant qu'il n'est demandé aucun effort particulier aux élus, le message est inaudible ... Intéressant, le patrimoine - déclaré - de notre président : près de 2 millions en assurances-vie ... et AUCUNE propriété foncière ! Voila qui sent la cachotterie aux impôts directs ...

De plus 3 PDG sur 4 des grands groupes ont bénéficié de 40% d’augmentation entre 2006 et 2007. Ils deviennent ainsi les mieux payés d’Europe, alors qu’ils se montrent décevants, selon l’Union européenne.

Aujourd’hui, selon vox populi, les antis demeurent des cervelles lobotomisées par la défaite et les hérauts se congratulent d’avoir élu un Président fonceur, qui ne doute de rien. Il y a plusieurs mois j’écrivais ici que seuls ceux qui font travailler engrangent des bénéfices. Quant aux travailleurs, au sens trepalium du terme, circulez, y a rien à voir et aller pourrir en enfer.
Nous pourrions ajouter la chasse aux pouilleux de RMIstes et de chômeurs fraudeurs. La traque ne faillira pas. Non mais !
Ita, missa est.


Balthazar.
Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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