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  • : La formule politico usu insolente implique une vision idiosyncratique détestable de l'espèce humaine. A travers les différents thèmes abordés lors des relations écrites que je popose, je souhaite un échange d'idées et d'analyses sur les fais de société.
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Jeudi 10 avril 2008

Salves,

L'ancien ministre Gérard Larcher a remis à Nicolas Sarkozy, jeudi 10 avril, son rapport sur l'hôpital public dans lequel il préconise notamment le regroupement d'hôpitaux et le renforcement des pouvoirs des directeurs d'établissement. Pour Larcher, les fermetures de services demeurent, sans l’avouer directement, synonyme de progrès social. On peut dire même que c’est à l’échelle des réductions de postes à l’Education nationale, à la poste, dans les hôpitaux déjà hyper engorgés, les universités….

Le Sénateur LARCHER n’a pas, bien entendu, vocation à se soucier des Français qui habitent dans des petites villes, au fond des campagnes reculées où, dès-lors, l'accès aux soins devient un parcours du combattant. Que ce parcours présente des séquences létales, des coûts exorbitants, une perte de temps, de moyens, bof !

Les réformes entreprises concernent des coupes sombres dans les secteurs publics. A savoir : « t’as pas de fric, t’as cas crever, inutilité hominienne » !

Voici donc ressorti des cartons le fameux plan « hôpitaux 2007/2012 ». La médecine à deux vitesses (sous couvert de sécurité). Déjà que la CMU n’est pas en odeur de sainteté chez certains médecins et dentistes pour cette population fort modeste. Il est vrai que selon un rapport soulignant la santé façon EU, un Français sur sept ne se soigne plus faute de moyens.

Parallèlement à ces réformes subies par les travailleurs et les désocialisés, et qui n’ont d’autres buts d’effectuées des économies budgétaires salutaires, voici la nouvelle mouture indiciaire pour nos chers élus.

PREPAREZ VOUS A TRAVAILLER POUR EUX. Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120 euros = 60 mois x 6952 euros. C'est la nouvelle indemnité chômage des députés ! Repris la semaine dernière sur RMC par J. J. BOURDIN qui souligne que les élus (gauche droite confondue) sont évidemment à l’unisson. La plupart des médias n'en parlent pas ! A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront « à vie » 20 % de ce traitement ; soit 1390 €/mois. Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impôts qui serviront à payer les minis golden parachutes de nos députés. Mais pourquoi 5 ans, demandez-vous ? C'est précisément le temps d'une alternance législative. Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts auxquels devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l'Etat !

Le peuple de la scoliose pourrait caresser l'espoir que les hommes politiques, devenus hélas des politiciens opportunistes, agissent pour son bien. Pour ma part, je souhaite une 6ième République, supprimant la dyarchie représentative, ou l’exécutif bicéphale, et réformant notoirement les pratiques institutionnelles ;
- Suppression totale du cumul des mandats, des fonctions et activités extra-parlementaires.
- Avoir un casier vierge.
- Que tous les élus soient soumis à un contrôle strict de leur patrimoine, avant et après leurs fonctions politiques.
- Aucune cooptation familiale, amicale et professionnelle.
- Fini les maires, députés et sénateurs élus à vie, deux mandats maximum.
- Etre responsable et comptable des promesses et engagements exprimés.
- Suppression du Sénat, devenu une chambre d'affidés aux lobbys.

Je pense que l’on ne doit pas rentrer en politique pour s'y faire du fric et du carriérisme, mais pour servir ceux qui vous apportent leur soutien et leurs espoirs ! Oui, je sais, mais c’est mon côté rêveur.

Bien sûr que Sarkozy n'est pas l'inventeur du mercantilisme et des dérives politiciennes, il en est simplement devenu le gourou, au même titre que tous les leaders pseudo-démocratique. En méprisant la souveraineté du peuple. L’avenir nous dira si le sarkozysme nous entraînera vers un choc social sans précédent... A défaut d'avoir répondu aux attentes des français, il permettra peut-être involontairement une prise de conscience qui se fait attendre depuis si longtemps... C'est un mal pour un bien, enfin j'espère ! Encore 4 ans. A moins qu’un cataclysme vengeur s’opère un jour prochain ?

Nos politiques, nous dit-on, seraient à l'image de notre société ? Ne pensez-vous pas que ce serait plutôt la société qui est à l'image des politiques. Les élus, par les lois qu'ils votent et leurs actions incontrôlées, ont néanmoins un rôle sociétal. C’est à eux qu’il revient la mission de définir l'avenir d’un pays, de dire et de défendre ce qui est permis ou pas (certes, pas de manière constamment verticaliste et anti-démocratique), de mettre en œuvre des garde-fous contre les abus, de protéger les populations les plus humbles, de faire en sorte que chacun ait sa chance (éducation, emploi, habitation, accès aux soins…)

Comment voulez-vous qu'une société respecte des principes et valeurs alors que leurs propres auteurs les bafouent quotidiennement ? Les hommes politiques, comme l’ensemble des « Directeurs », doivent se montrer irréprochables et incorruptibles s’ils veulent être entendus, respectés, réélus...

En la circonstance, gageons que Sarkozy va « créer » deux nouveaux impôts, intitulés la « taille » et la « gabelle » (petit coucou vers l’histoire), pour les Français les plus modestes, déjà habitués à se serrer la ceinture et qui, en conséquence, accepteront plus docilement de se la serrer davantage - pas jusqu'à l'étranglement toutefois, car ils ne seraient plus productifs. Malin, non, l’ultralibéralisme politico-financier ?

 

Bernard.

 

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Dimanche 6 avril 2008

Salves, la plèbe tourbeuse.

Enfin voici répandues les mesures restrictives et coercitives (ho ! pardon, nécessaires) de l'homme du pouvoir d'achat ! C’est l’homme d’un pouvoir d'achat minimalisé, de l’antiphrase (voir ses mensonges réitérés), du transformisme (sans doute le côté caméléonesque des hommes politiques). Au-delà des régurgitations des claque-dents qui ne comprennent rien à rien, l’orgueil de la France peut sortir, enfin, de ses hibernations consécutives. Ouf, semblent souffler les aficionados d’une justice sociale à multi-vitesses.

L’horrible intervenant que je suis, ne peut contenir ses détractions et son mépris pour Sarkozy et sa gouvernance de l'injustice. Après avoir fait un cadeau aussi fastueux, inique et vain, le couperet tombe. Nous devons pouvoir récupérer quelques 7 milliards d’€. il suffit de demander des sacrifices à ceux de « la France d'en bas ».

La lutte contre la fraude :

En fait il ne s'agit que de la fraude aux prestations sociales.

- Pas la fraude aux cotisations sociales (travail au noir, ou non déclaré, avec l'accord du patronat notamment) ;

- Pas la fraude fiscale ;

- Pas la fraude à la TVA ;

Non juste la (petite) fraude du pauvre type estimée à 30 ou 40 millions d'euros et sur laquelle, selon les experts, on récupèrera au mieux 30%

Tandis que les fraudes citées ci-dessus feraient de 40 à 50 MILLIARDS d'euros par an. Une question s’impose. Cette fraude sera-t-elle favorisée par la diminution de milliers de fonctionnaires chargés de la traquer ? Non, les copains peuvent dormir tranquilles sur leurs deux oreilles. Ouf, on a eut chaud.
 

Faut-il ou non des réformes ? Je reste le plus mal placé pour apprécier. Ce qui me semble trop étrange, donc louche, c’est cette connivence structurelle qui englobe Sarko 1er, les membres de son gouvernement, y compris les « récupérés » de la gauche, et bien entendu le MEDEF. Dans leur dialectique, la réforme s’apparente à la rigueur. Finalement, ce n’est sans doute pas tellement grave la paupérisation de quelques millions de Français de plus ou de moins. On nous l’assène depuis des années, c’est conjoncturel.

11000 postes supprimés dans les effectifs de l’Education nationale se traduiront par des classes compressées, une présence allégée des adultes dans les établissements, et un espace davantage « ludique » pour les enfants-rois. Mais pour Sarkozy l'éducation c'est si peu, la culture ce n'est rien si elle n'est pas à vendre, la connaissance ce n'est pas bon pour les affaires, il vaut mieux s'en remettre aux prêtres et autres religieux : eux au moins entrainent le peuple à réclamer le paradis ailleurs que sur terre. Par ailleurs, comme le disait Synésius : « il ne faut donner aux foules qu’un enseignement limité à leurs esprits bornés ».

Quant au félon de Spinoza qui tançait : « la vie en société se conçoit comme la réunion d’êtres qui se sont acceptés ; il existe donc un droit à l’insurrection lorsque la liberté publique est menacée »... Brrr ! Ce n’est pas chez nous que de tels propos s’instilleraient au fond de nos posts. Hein ? Vous dites ?


 

Bernard.

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Vendredi 4 avril 2008
Salves, 

Afin de poser un débat sérieux sur ce blog à propos du « drôle de syndicalisme de François Chérèque » que nous connaissons, il est temps, me semble-t-il, d’évacuer certains propos qui ne peuvent être constitutifs d'un débat digne de ce nom. Je lis ici ou là des opinions échevelées avec des stéréotypes éculés, du genre la critique de gauche s’apparente au gauchisme (???). Ce procédé ne fait rien avancer. Or, les choses vont mal, et tout le monde le sait, sauf ceux qui s'en mettent plein la carte bleue, avec un doctrinal cynisme, tout en refusant la triste réalité.

L'échec patent de la droite. Depuis qu'elle est au pouvoir la droite n'a de cesse que d'invoquer la gauche comme source de désagréments économiques de la France. En 50 années de 5ième République, la gauche a exercé le pouvoir pendant les deux tiers. En revanche, elle s’absout (réciprocité équationnelle oblige) de tout pêchers ayant concourus au descenseur social de millions de gens.

Ce bipartisme n'a jamais réussi à opérer un décollage économique. Davantage poussé à se réfugier dans l'anathème, la division, l'éclatement de la République, la lutte des classes et l'incantatoire réforme fondée sur la quasi-suppression de la fonction publique, seul mécanisme régulateur reconnu quant à l'égalité républicaine. Une alternance auto-inféodée à la loi du marché, à la marchandisation des êtres humains, procédant à l’institution des lois de la jungle comme modèle, à « transformer » d’un coup de baguette magique la régression sociale en progrès, à célébrer la mondialisation sans savoir lui faire face, à invoquer la concurrence, en favorisant les monopoles, les privilèges, les absolutismes…

Aujourd’hui, la paupérisation des Français imméritant, puisque simplement humains, donc imbéciles et has been, demeure de facto structurelle et intelligemment désirée. Une France à la faillite et des responsables qui se défaussent. Mais ce n'est rien, on persévère dans l'imbécilité de l’ultralibéralisme échevelé, celui qui nous mène dans le mur. En attendant on va lancer un peu la populace contre ses fonctionnaires. Ca marche toujours le « divide ut regnes » de l’ami Machiavel, reprit au sénat romain.

L’échec de la politique économique et sociale des gouvernements successifs est désormais total. La mauvaise gestion de l’exécutif n’est plus à démontrer compte tenu dune mauvaise politique et de réformes idéologiques. Le paquet fiscal, erreur indéfendable, va se payer très cher dans les mois à venir, ainsi que les conséquences du bouclier fiscal. Comme d’habitude ce sont toujours les mêmes qui vont trinquer, principalement les pauvres ainsi que les classes moyennes, secteur privé et public confondus. Ce gouvernement pratique une régression, une casse, une démolition systématique des acquis sociaux d’un niveau jamais égalé. La méthode employée est totalement anti-démocratique à savoir simulacre de concertation et passage en force. Cette situation très dangereuse entraînera obligatoirement le pays dans une suite de conflits sociaux massifs touchant le secteur privé et publique.

Nos disponibilités budgétaires sont à ce point insuffisant, qu'elles imposent au gouvernement de faire des économies dans des domaines où il se proposait d'agir. A savoir l'emploi, la formation professionnelle et le logement social, les RSA, le service public, la construction de logements sociaux... A plus, peut-être ?

D’aucuns, les bélîtres, nous confieront que la seule escapade en jet privé du sieur Estrosi à 138 000 € aurais permis de payer une institutrice ou une infirmière pendant quatre ans. De sales jaloux.
 

En revanche, le moral des industriels est au beau fixe. Les dirigeants du CAC 40, désormais les mieux payés d'Europe, émargent à plus de 4,8 millions, grâce à leurs stock-options et autres avantages en nature. Les carnets de commande sont pleins, quel bonheur ! J'aimerais qu'on m'explique pourquoi la balance commerciale se creuse, les rentrées fiscales sont inférieures aux prévisions, les entreprises continuent de licencier, de délocaliser, de geler les salaires. Et si ça va mal pour les Français, c'est à cause de l'euro fort, sic ! N'y aurait-il pas simplement un petit problème de redistribution des richesses ? NON, exultent et vitupèrent en chœur les hérauts concernés. Ha, pardon, messieurs de manifester une telle insolence, une telle effronterie. Sauf que le problème vient d'un choix politique pourtant clair, le gouvernement demande aux Français de se serrer encore la ceinture, alors que le CAC 40 fait plus de 100 MDS de bénéfices. Sauf que nos entrepreneurs méritants n'ont pas à participer à l'effort national, cela plomberait leur moral et le chantage des délocalisations serait dès-lors brandi. Il est un seuil que ne saurait franchir le patriotisme de nos patrons. Le sarkozysme, c'est nationalisation des pertes et privatisation des profits.

Par ailleurs, nous ne pouvons décemment ignorer les fastes du château élyséen. Ici, la rigueur on ne connaît pas. Selon MediaPart, le budget de l'Élysée est passé de 31,5 millions d'euros à 105 millions d'euros. Suivant en cela que dès 1995, Chirac avait déjà multiplié par 9 ce même budget, avec de tels paramètres, nous avons la capacité de mesurer la taille de l'esbroufe - c’est que cela à un prix, la courtisanerie marivaudesque.

 

A la conclusion de ce drôle de syndicalisme, disons que depuis Nicole Notat, la CFDT a toujours accepté de lubrifier les rouages sociaux. Chérèque poursuit cette forme de bienveillance avec les propositions patronales et gouvernementales, en renâclant légèrement pour le principe, mais, in fine, en signant les accords on peut en déduire moult conclusions. Il prend conscience (enfin) que la rigueur s’expose au fond d’une situation anxiogène dans la fonction publique, mais également dans le secteur privé.

Quant aux petites retraites, aux chômeurs, RMIstes, séniors privés d'emploi, précaires, intérimaires...


Bernard.


Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Vendredi 4 avril 2008

DRÔLE D’EPOQUE.

 

Le fiscalisme sarkozyen sous l’oracle louis-philipparde convient, comme prévu, parfaitement aux couches réunissant propriétaires, agioteurs, actionnaires et autres privilégiés. Revisitez les medias d’août 2007 pour vous souvenir que les 5% de contribuables les plus aisés ont bénéficié de la réduction du nombre des tranches d’imposition, allègements voter fin 2005 par Galouzeau, le locataire de Matignon. Entre gens du même bord, normal me direz-vous.

 

L’apophtegme désormais célèbre de Sarko 1er « Travailler plus pour gagner plus » relève du scandaleux. Hors de question de rehausser les salaires les plus bas, mais obliger les travailleurs de la scoliose à davantage produire, à davantage se détruire pour le bien-être des exploiteurs de tout ordre. Non, mais ! Bien entendu, les actionnaires tirant leurs revenus des profits financiers ne semblent nullement concernés par cette augmentation du travail. Manquerait plus que çà. Nos idéologues libéraux peuvent se féliciter tant cette mise en œuvre va derechef renforcer le pouvoir léonin du patronat. Le stress, les souffrances et les humiliations de la tourbe travailleuse, celle de la précarité, n’a qu’à bien se tenir. Voir le nombre de boites qui ferment ou se délocalisent (on va se gêner tient) corrobore l’arrogance des uns et le négationnisme existentiel du troupeau grégaire.

 

Parvenu à un tel tournant du schème du travail, de sa structure, de son orientation et de ses visées monopolistiques, il serait amusant de ne conserver que les sociétés de service (et encore, nombreuses sont déjà réparties à travers des contrées échappant au droit français) et voir la plupart des entreprises se délocaliser. Bof ! Quelques 12 millions de chômeurs supplémentaires seraient un coût insupportable à la société des winners. Qu’à cela ne tienne, il suffirait de renforcer les luttes contre, non pas le chômage, antienne droite-gauche, mais contre l’assistance et le droit à cette assistance encore en activité à ce jour. Une sorte de « bangladeshisation » (pardon Jean Dutourd) du prolétariat français.

Le chômeur détient la particularité de devenir un être abjecte, improductif et donc inutile à l’économie de marché. De plus, ce débris social contribue à dégraisser les caisses d’un Etat qui n’a de souverain que le nom. Ha ! Une bonne et intelligente canicule et …, ouf ! C’est con, aujourd’hui on ne fait plus de guerres. De guerres à grande échelle, s’entend. Enfin pour les salariés encore restant, ils devront être maintenus dans un état de peur permanente à perdre leurs emplois, à être fichés, contrôlés, surveillés, bafoués, précarisés…

 

La casse sociale entreprise par sarko et ses sbires procède de l’acceptation des pouvoirs personnels pour un électorat hésitant, mais qui néanmoins favorisa l’intronisation de l’impétrant.

Le 12/7/2007, notre roitelet blasphémait contre le parlementarisme, le responsable des maux de la France qui avance en affirmant : « le régime d’Assemblée n’a cessé d’être un régime de paralysie et d’impuissance, qui a usé tant d’énergie, de courage et de bonne volonté ». Prend çà dans les dents, la plèbe.

Enfin, pour la continuité du service public (totalement déliquescent, quoique en disent les thuriféraires sarkozyens) et le service minimum assuré, le Président à clamé haut et fort : « Comment pourrions-nous éprouver la fierté d’être Français si (…) pour le monde entier la France est un pays où l’on ne peut pas entreprendre, où l’on empêche ceux qui veulent travailler de travailler, un pays continuellement paralysé par les grèves du service public, un pays où l’on ne peut prendre les transports en commun sans se faire détrousser ! ». En somme, il s’agit bien entendu de porter un rude coup à l’arme principale des salariés, le droit de grève, cet outil de lutte les plus puissants. Par ailleurs, en opposant les grévistes et les non-grévistes otages, cela renforce le despotisme et devient imparable. Vive l’égalisation par le bas.

 

En fin de compte, nous assistons à la transformation des citoyens à seule fin de consommer, déféquer, reconsommer, redéf…, sans réflexion, sans identité, sans liberté. Vous avez dit big-brothérisme !

 

Je crois que l’heure devient grave. Pourtant il me faut atténuer mes diatribes de lèse-Président. En effet, comme presque tous les soirs, sur diverses chaines de télévision, quelques millionnaires du ballon rond font vibrer le cœur des foules en usant de la triche, du non respect de l’adversaire subitement devenu un ennemi, de pénaltys généreusement accordés par la complaisance et l’incompétence arbitral. Ici, par millions, les yeux rivés sur l’écran plasma, la foule s’enflamme, exulte, vocifère, s’apitoie, verse des larmes ou s’enivre de bonheur.

Et le pouvoir se féliciter de la lobotomisation populaire, de sa versatilité et de sa misère culturelle.

 

Si vis pacem, para bellum.


Bernard.

 

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Jeudi 3 avril 2008
   

Depuis bientôt une année, le sieur Sarkozy, le front altier et le regard pénétrant, prenait d’assaut le siège élyséen, en place et lieu de feu Chirac-le-Figé. La France majoritairement salua le renouveau tant véhiculé sous les néons d’une campagne présidentielle chargée de sacrements et de promesses, bien vite oubliées aujourd’hui. La France conquérante, travailleuse et particulièrement soucieuse de se relever de tant d’années mitterrando-chiraquiennes compromettantes et de compromissions par les excès des deux protagonistes, éleva sur le trône sanctuariser notre nouveau leader.

Ce dernier, vainqueur de la ségolémania, depuis en déconfiture, nous gratifia à nouveau de ses désormais fameux : « Je ne vous trahirai pas » et, jusque dans les yeux de quelques ouvriers : « je tiendrai mes promesses » ; mais également de sa volonté de « rupture » et de « changements ».

Las, Chirac évacué, notre roitelet de la modernité se permit tant d’excès bling-bling, que d’odieuses voix, qui un jour pourtant se portèrent sur lui, déclamèrent rouspétances et hourvaris fustigeant. Mais qu’importent le jet privé, le yacht du même nom, les vacances chez tonton Bush, la Rolex au poignet, les Ray Ban sur le nez et le bras ceint autour du pelvis de l’ex Top modèle Bruni, le nouveau prince de l’hexagone éclaira de son aura une France éblouie.

 

Quelques contradicteurs, dont je fais partie, eurent et ont toujours la dent dure contre cette vision sarkozyenne de la fonction présidentielle. Des rustres lobotomisés, sans doute ! C’est ainsi que la marche en avant des idéaux libéralisés (libératoires) se fit appropriative.

Enfin, sous le sceau de la nouveauté, la présidentialisation (voir l’immobilisme matignonesque) vit le jour. Tel un pantin électrifié, Sarko pris possession du PAF, multipliant les interventions devant des medias interloqués, mais qui ne jurent que par audimat et lectorat gonflés au maximum. Voici une présidence enfin peoplelisée, na !

 

Le peuple exulte, s’enflamme et se félicite des rodomontades farcesques de ce gouvernement cadenassé par l’ubiquité de l’illustre Nicolas 1er. Alors me direz-vous, quid de la récession pour les classes les moins aisées, quid des dégradations des acquis sociaux pourtant conquis de hautes luttes par le versement du sang des anciens ? Quid du pouvoir d’achat figé, si ce n’est à la baisse, l’augmentation des produits de premières nécessité (laitages, blé, loyers), et les incontournables produits pétroliers ?  Bof !

 

Heureusement, les très nombreux féaux du roi se félicitent de son advenue au pouvoir suprême. En long et en large, ils nous expliquent que tout est fait dans l’intérêt de la France (mais pas de certaines franges de Français), que les orientations choisies demeurent capitales et salvatrices. « Nous devons remonter au niveau des pays compétitifs ».

Alors que la France compte 13 millions de pauvres, que l’Education nationale n’a plus les moyens de véhiculer les enseignements utiles à la démocratie et à la citoyenneté, etc., etc., bof.

 

« Celui qui est dans l’enfer permanent ne meurt jamais. La longévité y est une dure épreuve. », Bouddha.


Bernard.
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