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  • : La formule politico usu insolente implique une vision idiosyncratique détestable de l'espèce humaine. A travers les différents thèmes abordés lors des relations écrites que je popose, je souhaite un échange d'idées et d'analyses sur les fais de société.
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Vendredi 18 avril 2008

Salves, 

Selon le souhait de notre ministre de l'EN, Xavier Darcos, il faut bien sûr comprendre par son analyse pertinente que les matières culturelles offertes aux gens du peuple d’en bas, ne sont pas d'un grand intérêt pour ses amis patrons. En fait, depuis les années 80, les grands patrons européens font pression auprès des gouvernements afin que ceux-ci fabriquent, orientent et abêtissent (au sens réflexif du terme) des élèves en fonction de leurs besoins, une production à la demande en somme. C'est-à-dire à garantir au patronat moderne des esprits lobotomisés, aptes à s’inscrire dans l’une ou l’autre filière. Bref, la progéniture des masses laborieuses se fourvoiera dans le besogneux, la discipline, l’obéissance au doigt et à l’œil, pendant que les fils et les filles des quartiers huppés se réaliseront le long de cursus prometteurs, constructifs et porteurs d’espérance.

Cette continuité moyenâgeuse verra les premières classes faire « semblant » pour quelques milliers d’€ mensuels, tandis que les disgraciés sociaux se conteront de travailler la soudure, le balayage, la maçonnerie, les métiers de bouche…, pour 1000 € par mois.

Le but caché de cette droite infâme est simple : retirer au peuple la possibilité même de réfléchir, de se développer, de se réaliser. Il s’agit de tout entreprendre pour que les philistins ne viennent s’acoquiner avec les patriciens ; de tout faire pour que la plèbe ne puisse jamais imaginer une autre vie que celle imposée par sa classification sociale originelle. Ça ne va pas non ? Les torchons et les serviettes, ha, non, jamais ! Vomitif, n’est-ce pas ?

Exit, le chant, la flute, la peinture, le latin, le grec, et autres dimensions éducatives. Des fois que le populo se permettrait de penser qu’une autre forme de société reste envisageable. Les dogmatismes de la droite ne sauraient souffrir l’idée même qu'un prolo ne puisse jamais désirer autre chose qu'une vie de prolo, sinon Neuilly-sur-Seine tremblerait sur ses bases.

Réformer l'enseignement est nécessaire, c'est presque stupide que de dire cela, la gauche n'ayant pas eu le courage politique de le faire. De facto, la crise est grave et pénalise la qualité de notre enseignement. La réforme des universités dans sa forme actuelle, sous condition inaliénable que l'Etat garde le contrôle sur les programmes et l'organisation, plutôt que de laisser au Medef l'intégrité de l'enseignement. Et les annonces de Darcos vont hélas dans un sens pernicieux et démagogique. La vocation de l’EN n'est pas d'être l'arrière-cour des entreprises !

Au diable les plébéiens.

Bernard.

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Jeudi 17 avril 2008
Salves, 

Pour le troupeau de moutons sarkozyens (Servum pecus) aussi cupides que bellâtre, et dont l’argumentaire basique procède à l’égoïsme sans foi ni loi, ainsi qu’au sens donné au mot réforme dans une acception absolutiste, j’oppose mes convictions. L’effet déflagrant des réformes entreprises rivalise avec le contraire du mot réforme. Le programme proposé par notre gouvernement va engendrer et accroître les inégalités sociales, entraîner une véritable régression pour les plus démunis, fragiliser davantage les impécunieux.

Je reste républicain (cela a-t-il un sens pour les 8 millions de pauvres Français) et je suis attaché aux valeurs de solidarité, de fraternité (ouille ! quels gros mots !), d'égalité (en droits et en humanitude) et de liberté. Des valeurs qui n’entrent pas dans un cadre ultralibéral et, à fortiori, demeurent insignifiants.

Comme je l’ai déjà posté, les réformes auxquelles l’absolutisme sarkozyen s'adosse, prend un sens tout autre. Réforme a comme finalité un sens mélioratif. Las ! Dans la bouche de Sarko 1er (n’en déplaise à ceux qui prétendent qu’il est interdit de se moquer du Président, notez, valets, ma courtoise majuscule), les réformes reviennent à « déshabiller Jean pour habiller Paul ». C’est l’axiome archimédien bien connu.

Il faut TAXER la valeur boursière, la valeur travail ne représente qu'une infime partie des bénéfices que font les entreprises, mettre un terme à la spéculation outrancière, la course à la compétitivité à la chinoise (et demain ?). Je ne suis nullement un expert économique. En revanche le constat d’une société éclatée, divisée, injuste, et mortifère sous certains aspects ne peut me satisfaire. Par ailleurs, c’est avec un malin plaisir que je rappelle que le type chargé du ministère des finances en 2004 n’a pas eu la capacité de réaliser que les caisses se vidaient ou étaient déjà vides. Comme par enchantement, c’est le même qui loge à l’Elysée, par la grâce et le consentement de la moitié du pays.

D’aucuns se plaisent à développer le paradoxe que certaines branches sectorielles ne trouvent pas de main d’œuvre. Le bâtiment, et les métiers de bouche en particulier. Au premier on demande des volontaires qui se retrouveront ostéologiquement cassés à l’approche de la quarantaine. Aux seconds, de travailler à toutes heures du jour, en soirée, les week-ends, pour un petit salaire, c'est-à-dire sans autres considérations. On peut aisément comprendre la réticence qu’éprouvent les gens pour ces appels d’offres d’emplois.

Il est vrai que dans ces deux cas de figures, comment les chefs d’entreprises ne sauraient se pavaner à bord de leurs rutilants 4x4, ou bien de leurs poubelles étoilées. Cela ferait vulgaire. Brrr !

Bernard.

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Mercredi 16 avril 2008

Salves,

 

Je tiens à préciser que les petites entreprises ne sauraient supporter les hausses salariales suscitées par l’inflation à bientôt deux chiffres qui se profilent, sans porter préjudice à la compétitivité. Quoique !

Néanmoins la réalité est bien pire que les annonces politico-médiatiques veulent bien le présenter. A l’exception de certains produits tels que les écrans plats et autres produits de la communication virtuelle et modale achetés tous les 5 ou 10 ans, nous devons admettre que les dépenses quotidiennes (loyers, EDF, GDF, alimentaire, énergétiques, transports en tous genres, les dépenses de santé...) atteignent des sommets himalayens, alors que les revenus stagnent ou régressent. Et puis, tant qu’on y est, l’obligation pour certains d’accepter des jobs rémunérés à 70 % de leur dernier salaire, dans un rayon de deux heures de distance du lieu de domicile. Nos chers crânes d'œufs privilégiés poursuivent et entretiennent les inégalités.
 

D’aucuns nient la pauvreté et les difficultés croissantes des plébéiens. La haine et le mépris les alimentent. Comiquement cela démontre sine die quelque diffraction analytique inhérente à une non-assistance en personnes en danger existentiel. Dire cela ici, c'est passer pour un demeuré, un attardé, un… Hélas pour ces derniers, j’assume et je contresigne.
 

La duchesse Lagarde tablant sur un baril à 73 dollars (sic!) et une croissance à 2.25 pour le budget 2008 doit en rester baba. Las ! Mais qu’elle se rassure, les veaux, chers à De Gaulle, paieront l'addition et, accessoirement, les dividendes royaux distribués aux actionnaires de Total et consorts.

La croissance, déjà revue à la baisse, devrait péniblement atteindre 1.5 à 1.7% maxi en 2008. Quant au manque à gagner pour les caisses, qui va payer ! Les populeux seront encore mis à contributions. Na ! Bien fait pour les gueux.

Le transfert des investissements sur les matières premières restent imputés aux champions du yoyo boursier. Légèrement dépassé par les évènements, nos édiles nationales vont devoir compenser les fameux 15 Mds du paquet fiscal et les 62 Mds/an alloués aux entreprises. Le gouvernement a déjà trouvé la parade. RSA et grenelle de l'environnement aux oubliettes, coupes sombres dans les dépenses sociales, TVA, franchises médicales, taxes écologiques, suppression d'un poste de fonctionnaire sur deux, basculement des dépenses d'Etat sur le dos des collectivités, diminution des bourses estudiantines, mise sous l’éteignoir du remboursement des frais d'optiques - et pourquoi pas dentaires.
 

Mais que les hérauts du libéral se rassurent, pendant ce temps la cour pavane dans les salons lambrissés et les ors républicains.

A mort les pauvres ! Ce que pensent Sarkozy, son gouvernement, ses thuriféraires, ses féaux conditionnés par leur chape d’imbécilité des besogneux n’est que mépris.

Mais de quoi nous plaignons-nous ? « Je serais le président du pouvoir d’achat », disait-il lors de sa campagne électorale. Tels des idiots déconfits et décérébrés, nous n’avions pas eu la capacité de comprendre : « Je serais le président du pouvoir d’achat des riches ». Aujourd’hui, tenu par ses promesses engageantes et engagées, notre nouveau Bonaparte doit rééquilibrer les choses en appliquant son plan (bien caché), c'est-à-dire en utilisant l’axiome archimédien ; il déshabille Paul – le - pauvre pour mieux habiller Pierre - le - riche.
 

Enfin une bonne nouvelle pour certains méritants. 1 an de consommation pétrolifère viennent d’être détectées au brésil. Non, non, ceux qui gisent dans les bidonvilles continueront de crever de vie. Les pauvres brésiliens vont devoir continuer à vivre pauvrement. Ouf ! Une certaine « morale » résiste au temps.
 

Heureusement comme le dit le philosophe André Comte-Sponville : « La vraie richesse spirituelle, c'est la pauvreté ».

Fermer le ban.

 

Bernard.

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Lundi 14 avril 2008

Salves,
 

Selon le quotidien économique « Les Echos », le gouvernement envisage d’instaurer de nouvelles directives afin de combattre non pas le chômage, mais les chômeurs. Le quotidien indique que « pendant les six premiers mois, le chômeur serait tenu d'accepter tout emploi en conformité avec sa formation, ses qualifications, son salaire, sa vie familiale, etc., sans que ceux-ci donnent lieu à des critères chiffrés ». « Mais la donne changerait radicalement au bout de six mois », ajoute-t-il. En effet « ce délai écoulé, le chômeur devrait accepter tout emploi requérant moins de deux heures de transport par jour et rémunéré, par exemple, au moins 70% de son salaire antérieur ». Enfin, voilà de bonnes mesures en faveur des privés d’emploi. Pourquoi ne pas aller jusqu'au bout de la logique sociale de ce gouvernement : au bout de 6 mois, tout FAINEANT de chômeur qui n'accepterait pas un emploi non rémunéré serait radié. Et hop, vite, la clochardisation est en marche.

Quid des milliers d’étudiants qui s’élancent dans un cursus universitaire sans porte de sortie ? Bof, ils pourront toujours se réorienter comme laveur de vitre !

Sarko 1er voulait des réformes, en voici une de plus qui va sans aucun doute contribuer à alimenter la paix sociale et susciter l’espoir pour une jeunesse démotivée. En sarkozie, les réformes du petit monarque consistent en des sanctions et des restrictions de plus en plus grandes pour la population laborieuse. Certainement afin de compenser le laxisme et les cadeaux pour les privilégiés.

- Pour les premiers, des mesures restreignant les avantages sociaux, les libertés, l'appauvrissement et la précarité dans un monde où, au contraire, on aurait besoin de sécurité, d’épanouissement, de cadre de vie basé sur la réalisation de chacun.

- Pour les seconds, autorisation de l'abus de bien social pour (quelques) entreprises, cadeaux fiscaux aux plus riches, libre circulation des biens et des services qui enrichissent les spéculateurs et les investisseurs au détriment des individus (famines en vue, et pas que dans les pays sous-développés). On voit le résultat des politiques de l'Europe et de la mondialisation qui ne nous apportent que misère et désolation.

Quel bel avenir ! Etre contraint à de telle mesure est simplement scandaleux. La mondialisation du capitalisme financier est à l'origine de tout ce système de retour à la précarité généralisée. La loi prévoirait d'accepter un emploi jusqu'à deux heures aller retour de son domicile. Sur la route ça se traduirait par un cout/carburant de plus de 200€/mois. Cette mesure s'applique aussi avec l'obligation d'accepter l'emploi jusqu'à 70% de son précédent revenu. Bravo la droite décomplexée qui s'augmente de 172% en termes d'argent de poche, bravo les grands chefs d'entreprise qui réalisent des bénéfices énormes en vendant des actions avec délit d'initié sans être inquiétés par la justice. Gageons que notre quotidien s’auréolera de futures mesures davantage pittoresques, drolatiques, sulfureuses.

De nouvelles contraintes pour les chômeurs de base, alors qu'il y a un an le gouvernement a permis aux députés non réélus d'avoir 60 mois de chômage ! Merci papa Debré.

Sur ce forum, d’aucuns prétendent que celui qui veut bosser, le peut s'il le veut. De plus, cela permettra d’éradiquer les chômeurs professionnels.
 

Ne soyons pas aussi aveugles, la réelle fracture sociale chère à Chirac, c'est celle qui existe entre des jouisseurs du système d'assistanat -il yen a - et ceux qui essaient de bosser à tous prix !

Réduction du chômage et paupérisation. Conséquences prévisibles, moins de recettes fiscales, diminution drastique des aides sociales et, concrètement, un pouvoir d’achat en berne.

Cette attaque en règle contre des populations fragiles procède de la lâcheté de nos élus. Mais comme je l’écris souvent, méritons-nous mieux ?

Comment mettre un terme à la sinisation du prolétariat français ? Est-ce souhaitable pour la compétitivité des entreprises dominantes, pour leurs trésoreries rayonnantes ? D’ailleurs, je trouve que Sarko freine des deux fers ses réformes qui s’apparentent à de réformettes. En vrac, divisons par trois le nombre de congés payés, réduire les aides sociales jusqu’à leur quasi-disparition. Et puis privatisons l’Education national (est-ce qu’un serf à besoin d’études), « déremboursons » davantage les actes médicaux et les médicaments. Etc., etc.

Bernard.

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Dimanche 13 avril 2008

Salves,

 

Etonnante notre routine sociale, déconcertantes les attributions inégalitaires et toutes les variables structurelles, au mois d’avril 2008.

L’espèce humaine, cette pourvoyeuse de l’auto-idolâtrie, de la cuistrerie et de la théâtralité caméléonesque, paradant dans l’excès et le je-m’en-foutisme – pillage des ressources naturelles, course à l’arrivisme, monopolisation extrême et destructrice des altérités – démontre son absence de sagesse, de sobriété et, en un mot, de valeur morale et déontologique.

Aujourd’hui nous nous trouvons devant une corrélation  des champs inégalitaires, entretenue, souhaitée, structurée. Les inégalités s’amassent, se reproduisent (interdépendances des mécanismes) au fronton d’une pseudo-démocratie qui n’a de nom que le ronflant que d’aucuns veulent bien lui attribuer.

nos amis sociologues Roland Pfefferkorn et Alain Birh (habitant Strasbourg, j’ai la chance de les connaître) viennent de pondre un dernier ouvrage Le système des inégalités, que je me suis empressé de dévorer. Edifiant et significatif.

Selon leurs recherches approfondies et ne prêtant en l’espèce le flanc à nulle compromission, ce sont avant tout des chercheurs, ils mettent en exergue que, je cite : L’existence d’un volet de chômage permet de faire pression pour imposer des bas salaires.

Evidemment, c’est excellent pour le patronat. D’abord en termes d’accroissement des richesses exploitées, mais également en termes de pouvoirs absolutistes. Régner sur des subalternes tels des despotes méconnus (non, mais ça va pas, grrr !) demeure la garantie acméique du pouvoir.

Nos deux chercheurs pointent du doigt que pour l’OCDE : la lutte concurrentielle est un facteur d’efficacité économique. Or, dans toute lutte, il y a des perdants.

Quant au plein emploi, inutile d’y revenir puisque au nom de la compétitivité entrepreneuriale et afin de la garantir dans sa substance, moins de participants à l’effort, égale plus de dividendes engrangés par le patronat, les actionnaires, les boursicoteurs. Cela pour de meilleurs résultats compétitifs. Les pressions exercées sur le peuple de la scoliose, la crainte de perdre son emploi (c’est cela ou mourir) suffisent au fonctionnement de la machine.

Alors me direz-vous ? Stagnation salariale, voire baisse des salaires, pertes des acquis sociaux - malaise et inquiétude des lycéens contre la réforme éducative - , franchise médicales - de 50 centimes d’€ par boîtes de médicaments consommés et par consultations - , fermetures de services hospitaliers, universités en danger orientationelle……………………………… Liste trop longue. Heureusement, Sarkozy maintient la carte Famille nombreuse.Jusqu’à la prochaine idée.

Oui je sais, constamment en train de critiquer sans apporter des éléments susceptibles de changer la face du monde. Devrais-je m’excuser de telles incapacités intellectuelles, constructives. Vous plaisantez, sans doute.

M’enfin, comme disait ce cher Gaston Lagaff, cette semaine, le nu de Carla Bruni-Sarkozy s’est vendu aux enchères pour 91000 dollars. Bof ! Ce mettre à poils pour si peu. Ce n’est même pas le prix d’une voiture étoilée pour un dealer du coin.

Certains qualifieront le cynisme politico-financier de conduites vertueuses. En effet, pour ceux-ci, pourvu que ça dure.


Bernard.

 

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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