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  • : La formule politico usu insolente implique une vision idiosyncratique détestable de l'espèce humaine. A travers les différents thèmes abordés lors des relations écrites que je popose, je souhaite un échange d'idées et d'analyses sur les fais de société.
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Vendredi 22 août 2008

Salves,

L’une des formes de fraîcheur satisfaisante pour soi-même consiste à la pratique de l’autodérision. J’avoue l’adopter depuis mes plus jeunes années, sans ridicule, si ce n’est celui de ne pas se prendre au sérieux. Je me contrains à cette gymnastique analytique, à ce grand écart qui sépare une prétentieuse et béate autosatisfaction d’une douteuse et condamnable incurie agrémentée d’une coupable incapacité neuronale.

En ce millénaire tourné vers la mondialisation irréfragable et le mercantilisme forcené, des pans entiers de nos repères à la fois culturels, patrimoniaux et sociétaux (entre autres) sont sacrifiés sur l’autel de l’harmonisation universelle, cette espèce d’acculturation totalitaire et, in fine, tirée vers le bas. En effet, tout individu qui ne détient pas les compétences apodictiques en matière de plurilinguisme, de manipulations des technologies de pointe, notamment dans la communication distancielle, apparaît tel un appauvri intellectuel. Il n’est pas dans les normes, dans son temps. Il n’est pas tendance. Il n’est pas fun. Il n’est pas employable, s’élève la diaspora élitaire.

Le couperet ainsi asséné aseptise, dit-on, une société étonnante dans ses capacités, à toujours faire plus, à sans cesse s’améliorer. Chacun doit répondre aux exigences de la productivité, sans jamais rechigner ni sur les cadences infernales (au diable les quelques suicidés, notamment chez Peugeot, qui s’étalent aujourd’hui à la une des journaux). Une société aux ordres, soumise et assujettie (pas bête le système) à répondre à ses propres besoins primaires. Dans le Capital, Karl Marx disait : « Le règne de la liberté commence seulement à partir du moment où cesse le travail dicté par la nécessité et les fins extérieures ». Beaucoup (les profiteurs) en font l’éloge, d’autres (les exploités) s’en plaignent, en souffrent. Pour cette catégorie, la plus nombreuse, la vie n’est qu’une garce ou bien une farce. C’est selon !

L’homme bon rousseauiste n’est plus. Sans doute faut-il visiter la signification des mots aussi symboliques et puissants que liberté, égalité et fraternité, chers aux garants de l’institution française et de sa mécanique sociale. Notre chère République n’est que le reflet d’une monarchie sans partage. Des hommes de pouvoirs autoritaires, chafouins, notamment lors des campagnes électorales, (c’est beau le carriérisme ou la mandature en CDI dans sa verticalité), et qui n’éprouvent d’autres hantises que la conservation de leurs privilèges. Des privilèges d’autres temps, mais que confèrent, avec largesse, les institutions républicaines monarchiques dont ils sont les garants. Il est vrai que nous ne sommes jamais si bien servis que par soi-même.

Faut-il pour autant s’en plaindre. Après tout, combien de nos concitoyens seraient en mesure d’occuper des fonctions de chef d’État, de ministres, de grands PDG, de hauts fonctionnaires etc., voir « Aux frais de la princesse » de Yvan Stefanovitch. Comment ne pas concevoir tout simplement et une fois pour toute que la diversité d’un peuple engendre une normalisation des injustices sociales. Cela aurait le mérite de supprimer toutes contestations au sein de la multitude. Et, selon les intronisés de la sphère élitaire, la paix sociale, enfin, naîtra sur notre beau territoire.

Enfin les pauvres resteront ce pour quoi ils sont faits ; des pauvres qui enrichissent ceux qui détiennent, les gagnants, ceux qui osent et s’exposent. Les caciques du dogme ont, depuis des temps immémoriaux, su convaincre le petit peuple à s’agenouiller et à suivre sans broncher les itinéraires fixés. Et cela sans la moindre opposition ni aucune contestation. Par exemple, l’une des premières mesures prise par Fillon 1er concernait le relèvement de la TVA sociale qui, comme chacun peut l’observer depuis a amoindri davantage le pouvoir d’achat des humbles salariés. Faut-il en rire ?
Allons, petits prolétaires, de l’humour bon sang ! Au diable vos jérémiades. Sus à vos sarcasmes et n’accuser plus de turpitudes votre classe dirigeante. Son seul et unique souhait procède, avec talent et compétence, à se mettre aux services de la France, c'est-à-dire à leurs propres intérêts. Quant aux Français laborieux, n’ont-ils pas les stars du sport, de la télé, du people, les JO ? Panem et circenses, comme dans la Rome antique.

Allons, courage, inutile de nous lamenter, nos dirigeants veillent sur notre destinée.


Bernard.

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Vendredi 22 août 2008
Salves,

Les gens de peu restent une frange à l’humanité abaissée. Un peuple avili sous la contrainte de pourvoir à ses besoins primaires, et placé sous une mécanique sociale manichéenne. Ce ne sont pas ceux qui profitent de ce système qui s’en plaindront. Là, le tourbeux existentiel, ici, la cuistrerie provocatrice procèdent à ce fléaux identitaire. Quant aux détracteurs de ce constat, ils peuvent toujours officier, sans doute par un excès de coprophagie, dans le déversement de leur fiel de vierges effarouchées.

Ce qui reste condamnable, c’est cette mécanique où l’asservissement des faibles construit l’enrichissement éhonté des élites. Tant que cela durera, aucune bronca ne pourra y remédier, nulle tractation deviendra enfin jubilatoire, aucune construction sociale ne sera étendue à l’ensemble d’un peuple.

Les médias demeurent souvent complices de ces travers et de ces impostures. Nous mesurons ce qu’à de cynique et de révoltant ces grands lieux communs dispensés par les discours régnants, qui pontifient et normalisent les pires iniquités. Ils se répandent sur médiacratie, pour la plus grande joie des suppôts des agissements bling-bling, et ils dépeignent la grève, les manifestations publiques, les motifs légitimes à l’amélioration des conditions de vie comme un épouvantail propre à justifier toute intervention moralisatrice.

Stratifiés dans la soumission, les basses catégories salariales ne sauraient s’arracher au conditionnement, à l’à-peu-près et aux obligations dogmatiques, sous l’airain des manœuvres autocratiques d’une élite tournée uniquement vers une mandature en CDI. Voir la baisse du chômage en notre splendide et savoureuse sarkozie, par exemple.

Et oui, valets fidèles, malgré certains rugissements hyéniques de d’aucuns, vous pourrez vérifier. Alors que nombre d’entre vous éprouvent de grandes difficultés matérielles et la peur des lendemains labyrinthiques et difficultueux, nos élites autoproclamées (depuis Giscard et son orchestre) nous démontrent démocratiquement (tu parles) :

- le système mandarinal ;

- le fromage républicain ;

-le colbertisme ;

- la culture du résultat ;

- la sphère étatique et la sphère privée ;

- le retour des privilèges de la noblesse d’Etat…

En république bananière ou système de monarchie élective, monseigneur Sarko 1er fabrique les lois à la demande. Le peuple ébaubi s’apprête à recevoir dans son salon les JO d’une Chine totalitaire.

Tout cela reste acceptable pour des millions de gens. Quant aux autres, et au-delà de notre technicité, ils se meuvent dans l’arbitraire postnapoléonien III.

Un vulgum pecus (8 millions quand même) crevant de faim (dans son acception existentielle), une monarchie se pavanant dans un luxe éhonté (voir les escapades dispendieuses de notre nabot national et de son nouvel espace inter-fémoral brunien) ainsi qu’un apparatchik dictatorial à l’empyreume démocratisé.

Néanmoins, et pardon de cette mauvaise pensée, méritons-nous mieux, nous peuple soi-disant évolué, alors que nos travers s’interpénètrent dans un formidable Panem et circenses juvénalien. La télé, le sport, les jeux, les torchis pseudo-médiatiques tels que Voici, Gala et autres, et même, dirais-je, la politique ?

D’un autre coté, je ne puis donner toujours tort à cette frange monopoliste et privilégiée qui se gave de nos hérésies comportementales et de notre vacuité intellectuelle.

C’est juste un questionnement.

Ps. Afin de demeurer en phase avec (les rares ?) intervenants de ce forum, et bien que goûtant fort bien la dimension provocatrice et celle de la contradiction, je n’ai pas le sentiment que parmi vous se trouvent un nombre impressionnant de gens de peu. Tant mieux pour les élus. Sauf qu’un minimum d’exégèse et de quiddité suffit à répondre aux diverses inclinations idéelles des uns et des autres. Cela a au moins le mérite de comprendre le peu de valeur accordée à certains « posts » de personnes se trouvant quelque peu à l’abri.

Pour ma part, et au-delà de cette imbécile forme d’angélisme exotique véhiculée par la « bobos-mania », seul me chaut le prolétariat, et sa sous-vie. C'est-à-dire plus de 22 millions de salariés ou de désocialisés, ou, hélas, en voie de le devenir.

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Vendredi 22 août 2008

Salves,

Lu dans les médias du 19-07-08, 7,9 millions de Français sont pauvres. « 13,2% des Français ont un revenu inférieur à 880 euros par mois, selon l'Insee. Les 10% des plus modestes ont un revenu inférieur à 9.720 euros annuels, tandis que les 10% les plus aisés bénéficient d'un niveau de vie annuel supérieur à 33.190 euros. »

Sans omettre ni la mondialisation qui tire les acquis vers le bas, ni le syndrome du sablier pour des centaines de millions de salariés (c’est une mécanique inaliénable), l’ultralibéralisme à la sauce sarkozesque nous offre certaines facettes amusantes, si leur développement ne saurait constituer de facto une insulte pour les bas salaires de ce pays. En effet, un cas de plus me direz-vous, voici un épisode sulfureux au sein de la firme Alcatel.

Je cite. "Alors que dans le même temps, les salariés subissent des pressions sur les salaires (...), il est choquant que des dirigeants, au vu de leur bilan désastreux, puissent bénéficier de primes se chiffrant en millions d'euros", s'indigne le PS.

"Dans ce contexte, alors que dans le même temps, les salariés subissent des pressions sur les salaires, la dégradation de leurs conditions de travail et la précarité, il est choquant que des dirigeants, au vu de leur bilan désastreux, puissent bénéficier de primes se chiffrant en millions d'euros", conclut-il. Alcatel-Lucent a annoncé mardi la démission de sa directrice générale Patricia Russo et du président du conseil d'administration Serge Tchuruk. Selon une porte-parole du groupe, Patricia Russo touchera "un maximum de 6 millions d'euros" d'indemnités de départ, soit "deux années de salaires", et Serge Tchuruk "ne touche pas de salaire, mais seulement des jetons de présence d'un montant de 100.000 euros par an".

 

Nous pourrions, sans risque, évoquer les tartuferies sarkozyennes s’inscrivant dans ce contexte de monopolisation des richesses et, à contrario, de la pauvreté structurée, inscrite dans le marbre de l’arrogance patronale et des actionnaires. Le paquet cadeau fiscal de 13,8 milliards cette année et de 15 milliards l'année prochaine aurait permis de boucher 3,5 fois de trou de la sécu... A cela on peut ajouter : les 400 millions de l'affaire tapie ; l'augmentation de 172% du salaire du président ; celle du budget de l’Elysée de 292%, celle encore des frais de représentation des ministres, dont celle de Dati pour plus de 200%. La liste n’est pas close.

 

Holà, valetaille, vous rêviez de vacances ! Tsss, tsss.

 

B.

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Lundi 14 juillet 2008
Salves,

Un défilé haut en couleurs, un soleil radieux, des militaires hyper-professionnalisés (reconnaissons-le) pour le tribun Sarko 1er, son épouse « chanelisée », portant rivière et boucles d'oreilles rutilantes, et ses invités triés sur le volet.

Parmi ce cénacle césariste, quelques terroristes du Proche-Orient, bien propres sur eux et le sourire de la détente en bandoulière (bof), l'ambassadeur d'une grande dictature aux yeux bridées dont la terre édénique va accueillir les JO, certains félons Kouchnériens (ex PS) à leurs idéaux politico-sociaux, et toute une troupe d'opportunistes au stylisme berlusconien - la pourriture intellectuelle et comportementale ne saurait connaître de limites - et à la déontologie exemplaire (dixit vox populi), ravie de se retrouver sur l'estrade d'honneur, puis dans les salons de l'hôtel Marigny afin de faire bombance pour le plus grand bonheur de la France d'en bas. Pathétique !

Afin de parfaire cette facétieuse et fastueuse cérémonie, le cirage de pompes de nos amis (?) de l'audiovisuel n’a souffert de nulle critique. Je ne sais pas pour vous, mais je m'éloigne un peu plus de cette mascarade démocratique, de cette démonstration munificente, de cette soit-disante gloire au panem et circenses juvénalien.

Le tout est de briller, non ? Et, selon les penseurs aux commandes de la République, que demande de plus la masse grégaire et décérébrée ?

Bernard.

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Mercredi 9 juillet 2008

Salves,

Les antis et les pros sarkozyens s’échinent, à coups de claviers rageurs, à démontrer ex cathedra la valeur absolue de leurs raisonnements. D’emblée, nous nous apercevons de l’éclatement de notre société, des difficultés rédhibitoires à se comprendre et, in fine, à échanger. Je n’échappe nullement à la règle. C’est (pardon ?) la démocratie. Mais opposer les catégories socioprofessionnelles relève d’une stratégie digne du schème polémologique divide ut regnes. Et plus les français seront divisés, séparés, levés les uns contre les autres, plus le pouvoir aura les mains libres de toutes entraves afin d’engager des réformes antisociales et rétrogrades. Une forme de progrès revue et corrigée à la sauce sarkozienne.

Contradicteurs et opposants, vous rêvez d’une pensée intelligente et j’aimerai souscrire à cette idéalité. Hélas, faîtes un rapide tour d’horizon sociétal et !!!

La logique-économique ultralibérale ne peut concevoir d’accentuer la répartition des richesses. Aussi, haro sur le service public, la santé, l’Education nationale et bientôt la retraite. Quant aux multiples charrettes de déremboursements des médicaments, sans doute un retour au XIX ième siècle. En effet, payer des gens à vieillir devient abracadabrantesque, pour ne pas dire farcesque. Les faquins de cette démesure ne connaissent que l’âpreté aux gains, quel qu’en soit le coût social. La question est de savoir jusqu’où pousser cette stratégie pour trouver le Saint-Graal.

Oui je suis caustique et cynique. Mais c'est pour la bonne cause. Et athée et libre-penseur. Darwiniste et Voltairien -ça va ensemble, n’en déplaise à mes opposants. Il y quelques temps l’un des laquais de sa majesté, Luc Châtel, nous expliquait la justification de la hausse de 8% des dépenses de l'Elysée par le fait que Sarkozy travaillait 3 fois plus. Cela se traduit par l’explosion de dépenses qui ont augmenté en 2007 de 8,4% pour atteindre 35,11 millions d'euros. En cause, les frais de personnel (+10,9%), les travaux d'entretien (+53%) et l'argent de poche du chef de l'Etat (+29%). Pour le porte-parole du gouvernement, « l'activité présidentielle a augmenté de 300% ».

Si Nicolas Sarkozy dépense plus que son prédécesseur Jacques Chirac, c'est parce qu'il travaille plus: "il y a 8% d'augmentation des dépenses" de l'Elysée depuis un an, "mais pour 300% d'activité en plus", a assuré mercredi 11 juin le porte-parole du gouvernement Luc Châtel.

« L'activité présidentielle a augmenté de 300% », a-t-il expliqué lors du compte-rendu du conseil des ministres. « Les déplacements en province ont été multipliés par trois » et « les déplacements à l'étranger ont été multipliés par deux ». Alors que l'Elysée recevait quotidiennement quelque 900 lettres avant 2007, « nous avons actuellement 2.000 courriers reçus chaque jour », a-t-il ajouté sans ciller le moins du monde. De plus « Les dépenses nouvelles ne portent pas sur des dépenses somptuaires », a insisté Luc Châtel: « les frais de bouche, d'intendance, de réception, de protocole sont en diminution : -44% sur le vin, -40% sur les cadeaux diplomatiques du président, -8% sur les traiteurs, -5% sur la Garden party ». C'est en fait le nombre de collaborateurs du chef de l'Etat qui a augmenté, pour faire « face à une activité qui a été multipliée par trois ».

Autre facétie élyséenne, le maraud Luc Châtel a par ailleurs confirmé le renouvellement en cours de la flotte d'avions de l'armée de l'air actuellement utilisée pour les déplacements du chef de l'Etat, du Premier ministre et des ministres, soit « six Falcon et deux Airbus A319 ». allons peuple de France et de la scoliose, comprenez que quand on aime on ne compte pas. Par ailleurs, l'A319 ne permet pas de faire des longues distances sans escales, lorsque Nicolas Sarkozy se rend en Amérique latine ou en Asie par exemple. Le chef de l'Etat va donc se doter d'un A320. Ce renouvellement se fera « à périmètre inchangé. Il y aura le même nombre d'avions à l'issue », a assuré M. Châtel. Cela est tout à fait compatible selon lui avec la cure d'amaigrissement imposée à la Défense: il s'agit aussi de « faire en sorte que le coût d'entretien des avions de l'ETEC coûte moins cher », a-t-il souligné. Comme dirait l’autre, nous sommes en présence d’un budget de rupture

A-propos de ce budget de rupture ; le député apparenté PS René Dosière a publié mardi 10 juin un communiqué dans lequel il révélait que la récente publication du rapport d'exécution sur l'année 2007 fait apparaître une progression de 8% du budget de l'Elysée, « la plus forte depuis 2003. » en outre, « L'arrivée de Nicolas Sarkozy se manifeste par une hausse trois fois et demi supérieure à celle des dépenses de l'Etat », écrit-il. Selon René Dosière, trois postes de dépenses explosent, à commencer par les frais de personnel (+10,9%) par suite des nombreux recrutements effectués par Nicolas Sarkozy. En second lieu, les gros travaux d'entretien passent de 1,9 à 3 millions d'euros, soit une hausse de 53%, ajoute le député. Enfin, René Dosière souligne que la rémunération du président de la République a connu, dès 2007, "une première et discrète augmentation. « La dotation présidentielle - en fait l'argent de poche du président - est passé de 101.125 euros à 130.638 euros (+29%), assure-t-il. Le député rappelle que l'Elysée a promis pour 2008 « un budget plus complet et transparent ».

Ce ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres. Que faut-il en retenir ? Je crois que cela illustre parfaitement les clivages sociaux d’une société se prétendant droit de l’hommiste. D’un côté les gens de peu, les plébéiens, de l’autre, les patriciens. Des millions de personnes programmés à perdre leur vie à vouloir la gagner (je sais, c’est facile) et à l’opposé une élite arrogante qui se coopte et s’entraide – à la différence du troupeau grégaire, cette masse laborieuse et futile, corvéable à souhait et sans véritable avenir, sans reconnaissance, cette tourbe fangeuse au salaire d’airain, braillarde mais tellement docile, tellement asservie.

Au-delà des petites phrases assassines émaillant des joutes oratoires royal-Sarko, chacun remarquera avec quel talent consommé, les élites politico-financières s’entraident et se soutiennent. D’ailleurs, tendez l’oreille et vous percevrez leur leitmotiv favori : pourvu que ça dure.

Bernard.

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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