Salves,
Malgré les mensonges éhontés de l’hôte élyséen portant sur le pouvoir d’achat du vulgum pecus, le train de vie de certains Français se porte bien ; 58% d’augmentation sur une année pour les nantis du CAC 40. Non, mais ! Il est vrai que vox populi nous le ressasse à longueur de journée : pas de riches, pas de richesses pour l’Hexagone, massification du chômage et PA en berne. Comme si ce n’était pas déjà le cas !
Le gouvernement ne cesse de taxer la population. Face à la passivité plébéienne, au nom de quoi se
gênerait-il d’ailleurs ! La dernière mesure sur le point de naître (nous y viendrons, rassurez-vous) concerne la mise en pratique, dans les villes qui le souhaiteront, d’un droit d’entrée,
ou péage urbain, pour les automobilistes venues de l’extérieur. Supprimé à Paris en
1943, nous assistons au retour de l’octroi. Na !
Certains porteurs de l'écologie, bon prétexte pour faire accepter toutes sortes de taxes nouvelles, se réjouiront sans doute de cette énième mesure. Après la privatisation des autoroutes, la mise
en place des bonus/malus sur tout et n'importe quoi, voici maintenant les droits de passage, au nom de la bonne conscience écologique. La vie sera de moins en moins agréable pour ceux qui ne
disposent que de moyens limités. En revanche, pour ceux qui pourront s'offrir (toujours les mêmes) ces technologies, ou se faire rembourser au titre d'élus de notre bonne République ces péages
urbains, la circulation sera plus agréable une fois les rues débarrassées de ces pouilleux générateurs de bouchons. Car voici la morale retrouvée - il était temps - pour une société élitaire dont
le principal souci est de ne pas fréquenter les minables. Cette lie sociale, empyreumatique, cette masse vulgaire et grégaire dont la seule vue fait plisser de honte et de dégoût nos élites
fortunées.
Il est vrai que cette disposition se pratique dans certaines villes comme Londres.
Par ailleurs, faisons preuve de patience, et le péage sera étendu à la circulation sur les ex-nationales devenues départementales. L'Etat, qui a royalement transféré ces voies de communications aux collectivités locales sans leur donner les moyens nécessaires à leurs entretiens, fera preuve d'une grande largesse en autorisant Départements et Régions à instituer des péages interurbains, à titre expérimental et volontaire bien entendu. Quant à savoir si ces voies de communications relèveront de lois internes de leurs propriétaires, patiente, patience. Pouvoir rouler entre 200 et 300 km/h, sans redouter ni radars, ni encombrements, ni poubelles se traînant lamentablement aux vitesses en vigueur aujourd’hui et derrière lesquelles les voitures rapides doivent patienter, restera enfin souhaitable et réalisable. Ouf ! vive « notre » liberté, comme diraient d'aucuns.
B.
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