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  • : La formule politico usu insolente implique une vision idiosyncratique détestable de l'espèce humaine. A travers les différents thèmes abordés lors des relations écrites que je popose, je souhaite un échange d'idées et d'analyses sur les fais de société.
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Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /Sep /2008 09:05

Salves,

Malgré les mensonges éhontés de l’hôte élyséen portant sur le pouvoir d’achat du vulgum pecus, le train de vie de certains Français se porte bien ; 58% d’augmentation sur une année pour les nantis du CAC 40. Non, mais ! Il est vrai que vox populi nous le ressasse à longueur de journée : pas de riches, pas de richesses pour l’Hexagone, massification du chômage et PA en berne. Comme si ce n’était pas déjà le cas !

Le gouvernement ne cesse de taxer la population. Face à la passivité plébéienne, au nom de quoi se gênerait-il d’ailleurs ! La dernière mesure sur le point de naître (nous y viendrons, rassurez-vous) concerne la mise en pratique, dans les villes qui le souhaiteront, d’un droit d’entrée, ou péage urbain, pour les automobilistes venues de l’extérieur. Supprimé à Paris en 1943, nous assistons au retour de l’octroi. Na !
Certains porteurs de l'écologie, bon prétexte pour faire accepter toutes sortes de taxes nouvelles, se réjouiront sans doute de cette énième mesure. Après la privatisation des autoroutes, la mise en place des bonus/malus sur tout et n'importe quoi, voici maintenant les droits de passage, au nom de la bonne conscience écologique. La vie sera de moins en moins agréable pour ceux qui ne disposent que de moyens limités. En revanche, pour ceux qui pourront s'offrir (toujours les mêmes) ces technologies, ou se faire rembourser au titre d'élus de notre bonne République ces péages urbains, la circulation sera plus agréable une fois les rues débarrassées de ces pouilleux générateurs de bouchons. Car voici la morale retrouvée - il était temps - pour une société élitaire dont le principal souci est de ne pas fréquenter les minables. Cette lie sociale, empyreumatique, cette masse vulgaire et grégaire dont la seule vue fait plisser de honte et de dégoût nos élites fortunées.
Il est vrai que cette disposition se pratique dans certaines villes comme Londres.

Par ailleurs, faisons preuve de patience, et le péage sera étendu à la circulation sur les ex-nationales devenues départementales. L'Etat, qui a royalement transféré ces voies de communications aux collectivités locales sans leur donner les moyens nécessaires à leurs entretiens, fera preuve d'une grande largesse en autorisant Départements et Régions à instituer des péages interurbains, à titre expérimental et volontaire bien entendu. Quant à savoir si ces voies de communications relèveront de lois internes de leurs propriétaires, patiente, patience. Pouvoir rouler entre 200 et 300 km/h, sans redouter ni radars, ni encombrements, ni poubelles se traînant lamentablement aux vitesses en vigueur aujourd’hui et derrière lesquelles les voitures rapides doivent patienter, restera enfin souhaitable et réalisable. Ouf ! vive « notre » liberté, comme diraient d'aucuns.

B.

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Vendredi 29 août 2008 5 29 /08 /Août /2008 07:08

Salves,

Je vous propose quelques chiffres octroyés pour les serviteurs de la nation hexagonale. Vous remarquerez avec quelle candeur, nos femmes et nos hommes politiques, la main scotchée sur le myocarde, se font les apôtres de la noblesse des hautes fonctions qu’ils occupent.

Le débat sur la rémunération du chef de l’Etat est l’occasion de faire un rapide point sur la rémunération des responsables politiques.

Le Président de la République était le seul jusqu’à présent à déterminer son niveau de rémunération. Il était d’environ 8 300 euros brut par mois mais pouvait être cumulé avec d’autres revenus comme des pensions de fonctionnaire. Avec le nouveau régime de rémunération du chef de l’Etat voté par le Parlement, son “salaire” dépasse celui du Premier ministre, depuis le 1er janvier 2008, pour atteindre 19 331 € nets mensuels. Soit 172% de mieux. C’est sans doute justifié puisque Carla trouve que son mari a six cerveaux. C’est un niveau de rémunération proche des autres chefs d’Etat puisque George Bush et Angela Merkel perçoivent environ 23 000 € contre 22 000 € pour Gordon Brown.

Les députés perçoivent 5 177,66 € net par mois qui se répartissent comme suit :

Indemnité parlementaire de base : 5 400,32 € brut mensuel.

Indemnité de résidence : 162,01 € brut mensuel.

Indemnité de fonction : 1 390,58 € brut mensuel

Soit 5 177,66 € net par mois

Par ailleurs, un député dispose d’une ligne budgétaire de 6 278 € pour frais de représentation, en plus d’un budget pour employer des assistants (trois à plein temps ou 6 à mi-temps).

Les sénateurs reçoivent 5 381,39 € net par mois qui se composent comme suit :

Indemnité parlementaire de base : 5 400,32 € brut mensuel.

Indemnité de résidence : 162,01 € brut mensuel.

Indemnité de fonction : 1 390,58 € brut mensuel.

Soit 5 381,39 € net par mois.

Dans tous les cas, un sénateur ne peut percevoir plus de 8 100,48 € d’indemnités en cas de cumul de fonctions électives. A cela, il faut ajouter une indemnité pour frais de représentation de 6 624,86 € brut, soit 6 110,77 € net.

Un président du Conseil général, tout comme un président de Conseil régional percevra 5397,83 euros par mois. S’agissant des conseillers généraux et régionaux, leur indemnité varie selon la population de la région, en brut mensuel :

Moins de 250 000 habitants : 1 489,06 euros.

De 500 000 à moins d’1 million : 2 233,58 euros.

Plus de 1, 25 million : 2 605,85 euros

L’indemnité des maires varie selon la population de la commune, en brut mensuel :

Moins de 500 habitants : 632,85 euros.

3 500 à 9 999 habitants : 2 047,45 euros.

50 000 à 99 999 habitants : 4 094,90 euros.

Plus de 100 000 habitants : 5 397,83.

C’est une circulaire qui vient fixer, chaque année, le niveau des indemnités des élus locaux, conseillers généraux et régionaux, les maires ainsi que leurs adjoints. Dans tous les cas, et pour éviter les situations où le cumul des mandats aboutirait à un salaire trop élevé, il existe des limites. Ainsi, un élu local ne pourra pas percevoir au total plus de 8 100,48 euros brut d’indemnité de fonction, et 949,28 euros de frais d’emploi.

Lorsque j’évoque les chiffres tronqués ou biaisés par un pouvoir dont le seul souci reste la reconduite de sa mandature en CDI (Droite-Gauche confondues), ils ne se circonscrivent pas seulement dans l’ordre économique.

La baisse significative du chômage encourage l’équipe de Fillon à poursuivre efficacement ses réformes tant espérés par la moitié des français. Las, ces chiffres ne prennent pas en compte toutes les catégories de chômeurs. Il y a 8 catégories, seule la première sert les statistiques officielles. En incluant les 8 catégories on arrive à 3 486 400 chômeurs; auxquels il faut rajouter les demandeurs d'emplois de plus de 55 ans (375 000) et les RMIstes (1 100 000). Soit un total de 4 350 000 demandeurs d'emploi sur une population active de 25 036 000.

Le taux de sans emploi réel est donc de 17,37%.

Source : Ministère du Travail, mars 2008.

Les bénéfices du CAC 40 ont connu une exponentialité de leurs bénéfices de l’ordre de 56%, par rapport à 2007. Quant à ceux des dieux du foot…

Idéaliste naïf sans doute que je suis, j’imagine le coup de fouet que cela entraînerait pour le pouvoir d’achat des bas salaires. Mais pour eux, le salaire d’airain demeure le passage obligé. Il me semble, et je le dénonce depuis de longues années, que nous nous dirigeons vers une sinisation salariale. Quoiqu’aujourd’hui la Chine apparaisse un peu moins attractive, puisque certaines sociétés cherchent à nouveau des terreaux de délocalisations. Heureusement pour ces groupes, il reste le Bangladesh, la Mozambique et autres destinations salvatrices afin d’améliorer encore les prébendes actionnariaux.

Si certains d’entre vous éprouvent de plus en plus de difficultés à répondre à leurs nécessités quotidiennes, vous comprendrez dès-lors le pourquoi et le comment d’une mécanique sociale qui paupérise des millions (13…) de gens. Les autres, bof…
 

B.
Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Vendredi 29 août 2008 5 29 /08 /Août /2008 07:06

Salves,

L’une des formes de fraîcheur satisfaisante pour soi-même consiste à la pratique de l’autodérision. J’avoue l’adopter depuis mes plus jeunes années, sans ridicule, si ce n’est celui de ne pas se prendre au sérieux. Je me contrains à cette gymnastique analytique, à ce grand écart qui sépare une prétentieuse et béate autosatisfaction d’une douteuse et condamnable incurie agrémentée d’une coupable incapacité neuronale.

En ce millénaire tourné vers la mondialisation irréfragable et le mercantilisme forcené, des pans entiers de nos repères à la fois culturels, patrimoniaux et sociétaux (entre autres) sont sacrifiés sur l’autel de l’harmonisation universelle, cette espèce d’acculturation totalitaire et, in fine, tirée vers le bas. En effet, tout individu qui ne détient pas les compétences apodictiques en matière de plurilinguisme, de manipulations des technologies de pointe, notamment dans la communication distancielle, apparaît tel un appauvri intellectuel. Il n’est pas dans les normes, dans son temps. Il n’est pas tendance. Il n’est pas fun. Il n’est pas employable, s’élève la diaspora élitaire.

Le couperet ainsi asséné aseptise, dit-on, une société étonnante dans ses capacités, à toujours faire plus, à sans cesse s’améliorer. Chacun doit répondre aux exigences de la productivité, sans jamais rechigner ni sur les cadences infernales (au diable les quelques suicidés, notamment chez Peugeot, qui s’étalent aujourd’hui à la une des journaux). Une société aux ordres, soumise et assujettie (pas bête le système) à répondre à ses propres besoins primaires. Dans le Capital, Karl Marx disait : « Le règne de la liberté commence seulement à partir du moment où cesse le travail dicté par la nécessité et les fins extérieures ». Beaucoup (les profiteurs) en font l’éloge, d’autres (les exploités) s’en plaignent, en souffrent. Pour cette catégorie, la plus nombreuse, la vie n’est qu’une garce ou bien une farce. C’est selon !

L’homme bon rousseauiste n’est plus. Sans doute faut-il visiter la signification des mots aussi symboliques et puissants que liberté, égalité et fraternité, chers aux garants de l’institution française et de sa mécanique sociale. Notre chère République n’est que le reflet d’une monarchie sans partage. Des hommes de pouvoirs autoritaires, chafouins, notamment lors des campagnes électorales, (c’est beau le carriérisme ou la mandature en CDI dans sa verticalité), et qui n’éprouvent d’autres hantises que la conservation de leurs privilèges. Des privilèges d’autres temps, mais que confèrent, avec largesse, les institutions républicaines monarchiques dont ils sont les garants. Il est vrai que nous ne sommes jamais si bien servis que par soi-même.

Faut-il pour autant s’en plaindre. Après tout, combien de nos concitoyens seraient en mesure d’occuper des fonctions de chef d’État, de ministres, de grands PDG, de hauts fonctionnaires etc., voir « Aux frais de la princesse » de Yvan Stefanovitch. Comment ne pas concevoir tout simplement et une fois pour toute que la diversité d’un peuple engendre une normalisation des injustices sociales. Cela aurait le mérite de supprimer toutes contestations au sein de la multitude. Et, selon les intronisés de la sphère élitaire, la paix sociale, enfin, naîtra sur notre beau territoire.

Enfin les pauvres resteront ce pour quoi ils sont faits ; des pauvres qui enrichissent ceux qui détiennent, les gagnants, ceux qui osent et s’exposent. Les caciques du dogme ont, depuis des temps immémoriaux, su convaincre le petit peuple à s’agenouiller et à suivre sans broncher les itinéraires fixés. Et cela sans la moindre opposition ni aucune contestation. Par exemple, l’une des premières mesures prise par Fillon 1er concernait le relèvement de la TVA sociale qui, comme chacun peut l’observer depuis a amoindri davantage le pouvoir d’achat des humbles salariés. Faut-il en rire ?

Allons, petits prolétaires, de l’humour bon sang ! Au diable vos jérémiades. Sus à vos sarcasmes et n’accuser plus de turpitudes votre classe dirigeante. Son seul et unique souhait procède, avec talent et compétence, à se mettre aux services de la France, c'est-à-dire à leurs propres intérêts. Quant aux Français laborieux, n’ont-ils pas les stars du sport, de la télé, du people, les JO ? Panem et circenses, comme dans la Rome antique.

Allons, courage, inutile de nous lamenter, nos dirigeants veillent sur notre destinée.

B.

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Vendredi 29 août 2008 5 29 /08 /Août /2008 07:01

De mars 2007 à juillet 2008, notre beau pays de la liberté et des droits de l’homme bafoués s’est vu, sous une contrainte au demeurant inaliénable, projeté vers un quotidien glauque pour le salarié de base. Pour cause d’alléchants et juteux contrats internationaux, notre gouvernement et son chef louangé, celui qui tantôt nous promis d’être le Président du pouvoir d’achat, nous concoctèrent une série d’évènements laissant pantois une partie de son électorat. Le bilan des troupes sarkozyennes se compose de :

- Un chômage en « baisse », sachant comment les chiffres sont tronqués ;

 - L’accueil de Bachar al-Assad au défilé du 14 juillet.

- La mise à sac de l'appartement de Ségolène à la veille de son discours à la Maison de la Chimie.

- L’augmentation de l'inflation à un niveau record : 4,1%.

- Augmentation du déficit public rendu par la Cour des comptes, qui met le doigt sur les effets négatifs du paquet cadeau fiscal ;

- Constitution d’un tribunal arbitral qui condamne les contribuables à verser 285 millions d’€ à un truand roublard ;

- La réforme constitutionnelle avec cadeaux à la clef pour certains députés UMP,

- Enième déremboursement  de médicaments pour les maladies longues (projet avorté pour l’instant) ;

- 7,9 millions de nos compatriotes vivant sous le seuil de pauvreté…

Ouf ! Nos hommes politiques, sous astreinte de rester joignables, se sont essaimés sous des éthers azurés, loin des soucis et de leurs trépignements peoplelisés. Après le marathon politico-diplomatique, le Président et son nouvel espace inter-fémoral vont enfin passer leur premier été en amoureux. Ce sera sur la Côté d'Azur, dans la magnifique villa que possède l'ex-top-model au Cap Nègre, dans le Lavandou.

Déjà évoqué sur ce forum, 42 % des Français ne sont pas conviés à quelque vacance que se fût.  En attendant, voici le dispositif  concernant le RSA. Allez,  la canaille, à vos  porte-monnaie.

Même les éléphants de la gauche caviar et figée n'avaient pas osé.

 

« Bof ! Quelle importance, que me chaut vos incapacités économiques et vos frustrations d’assistés. Vous renâclez, diantre, et bien restez devant la télé, manants. »

Magister dixit.

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /Août /2008 23:18

Salves,

Petit rappel : Démo = peuple, Kratos = pouvoir.

Liberté = libertas en latin.

République = lat. res publica = chose publique.

La France, généreuse, comptabilise le plus grand nombre d’élus parmi les démocraties. Une façon sans doute de lutter contre le chômage. Les raisons « officielles » qui poussent les prétendants à déambuler dans les corridors lambrissés et mordorés de quelques lieux prestigieux interdits aux pied d’une valetaille méprisée sont, nous jurent-ils, la main droite scotchée sur le myocarde, de rester au service de la France et des Français. Vous avez dit chafouineries ?

Les années quatre-vingts ont vu l’avènement de la guerre économique (titre emprunté au best-seller de Viviane Forrester L'Horreur économique, Fayard, Paris 1996, Prix Médicis Essais) et le début d’une forme de récession sociale pour les classes laborieuses.

C’était le temps où la vie ne devait pas être gagnée, mais simplement jouée. Depuis, d'une société civilisée nous avons basculé dans une société d'hommes domestiqués, pusillanimes et stratifiés dans la sous citoyenneté. En ôtant aux travailleurs leurs sources de subsistance, la société capitaliste leur a enlevé leurs droits à l'existence et à la reconnaissance. Un retour larvé vers le Second Empire, au milieu des technologies modernes (à quels prix), accompagné de son lot de dérégulations sociales, dont chacun peut en apprécier les méfaits pervers.

Souvenons-nous. D'un coup de plume, le 1-8-95, le gouvernement Juppé balaye du nombre des chômeurs près de 300000 personnes dont le talent et l'abnégation les poussent à effectuer au moins 78h de travail par mois et à gagner moins de 3000F. Aujourd’hui, la chasse aux chômeurs, et non au chômage, fait rage. Voir les mesures prises en ce sens. Vous avez dit morale ? C’était l’époque où Chirac se proposait de lutter contre la fracture sociale. Beau résultat, non ? Remontons le cours du temps. Le contexte des années 80 : un gouvernement de gauche qui développe un discours égalitariste, tout en plaçant les salaires dans une stagnation qui occasionne une perte sensible du pouvoir d’achat. En revanche, on suppose qu’il reste déclencheur de l’explosion du capital. La reproduction des inégalités demeure un sujet brûlant et polémique.

Désunir la clase exploitée permet de l’exploiter davantage. Voici en substance ce que doivent se dire ces politiciens véreux, incohérents, aux regards myopes, aux décisions promptes et frileuses, qui se meuvent dans l’arbitraire et le mensonge. Il est vrai que cette structure sociale demeure séduisante et profitable pour les classes dirigeantes. Avec l’implacabilité qui prévaut, l’Histoire nous prouve que, de tout temps, la société (s’est) se compose d’hommes libres et esclaves, de patriciens vs plébéiens, barons et serfs, maîtres de jurande et compagnons, en un mot, d’oppresseurs et d’oppressés et, dans chacune des classes, des gradations spéciales. Vous avez dit Egalité ?

Sans omettre les considérables bouleversements technologiques, le principal changement survenu dans le monde du travail reste son basculement vers une mécanique actionnariale et son fantastique jeu du Monopoly, dérégulateur, et facteur aggravant d’une massification du chômage, c'est-à-dire de millions d’êtres, pourtant advenus à la vie, devenus inutiles au monde économique, et dont on ne sait que faire. Penchez-vous sur la notion de l’occupationnel du peuple. D’aucuns trouveront à ce post des arguments misérabilistes. Pourtant, la crise ne crée-t-elle pas un peuple de mendiants, de déracinés et d'inutiles ?

Envisagée comme l’ensemble des phénomènes régis par les lois de la causalité, la nature semble exclure toute idée de liberté. Las, dans le monde moderne, on restreint ces notions par une société basée sur l’individualisme. Néanmoins, l’homme, prétendument entité supérieure (ah bon ! Aurais-je ratais une marche ?), détient (détiendrait) la capacité apodictique à l’aboutissement de la liberté. Comment parler de liberté lorsqu'on ne rencontre que le besoin, l'incertitude et la faillite de la vie? Imaginez celle d’un smicard, clochard, RMIste, tous autres bas salaires, cette masse de laborieux niée dans l'impuissance, la nécessité et la haine. Voyez nos trottoirs (environ 200 personnes à Strasbourg) où gisent des êtres humains affamés, rejetés, humiliés, exsangues de toute socialisation et humanitude, tandis que, par ordinateurs et médiacratie interposés, on annonce de nouveaux records du CAC 40. Vous avez dit justice ?

Le pouvoir réduit et rabaisse dans son intérêt la foule à l’état d’hommes diminués en esclaves, en instruments. Telle se présente le fondement d’une élite à se hausser, à diriger et à régner en créant des êtres brimés, opprimés, fatigués, souffrants et incertains d’eux-mêmes. Vous avez dit Fraternité ?

Holà, les satrapes modernes, qu’allez-vous faire pour ces troupeaux précarisés, exclus, rejetés aux confins de la sous citoyenneté, demande-je ? Vous avez dit démocratie ?

Ps : Une désinformation est un simple transfert d'information qui comporte en lui-même une transformation de l'information initiale. Il ne s'agit pas ici de discuter pour savoir si tout transfert d'information est une transformation de cette information, mais de comprendre qu'il existe une certaine forme de transfert qui nie l'information initiale (en la dénaturant) ou les informations (en les regroupant de manière intempestive et non raisonnée).

Bernard.

Par Bernard - Publié dans : politico.usu.insolente
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